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voir de la langue des Indiens de la Guyane nous a paru fort différent du guarani; mais ce qui nous à frappé, c'est que ces langues semblent avoir un point de contact par des noms de plantes.
Usages. Cette plante est employée par les Brasiliens dans le traitementdesfièvres intermittentes ; ils la regardentaussi comme un puissant spécifique contre les maladies du foie. Ses vertus, ainsi que celles du Cocculus cinerescens, Aug.S.-Hil., qui porte aussi le nom vulgaire de Butua, sont extrémement vantées au Brésil, et paraissent dues aux principes amers et ioniques que renferment ces végétaux. Des propriétés analogues ont déjà été signalées dans les racines du Cocculus palmatus De. (columbo des matières médicales), des Cissampelos ovalifolia Dc., et pareira Linn. (pareira brava des matières médicales), et dans celles de plusieurs autres plantes de la famille des Ménispermées. Le Cocculus cordifolius Dc., employé dans l'Inde contre l’ictère et comme tonique et fébrifuge, présente par conséquent les mêmes vertus, et sert aux mêmes usages que les nôtres. Cette observation, fondée sur de nombreux faits, que des propriétés différentes, soit par la nature, soit par l'intensité des principes, résident dans les diverses parties d’une même plante, est confirmée par l’examen des Ménispermées. En effet, c’est dans les graines d’une espèce de cette famille, le Cocculus suberosus De., qu'on trouve un principe amer, cristallisable , de nature vénéneuse, auquel M. Boulay a donné le nom de picrotoxine.
OBSERVATIONS BOTANIQUES. — $ I. Des affinités du Cocculus platyphylla. M. Aug. de Saint-Hilaire n'a pu se procurer les fleurs de cette plante; cependant son importance dans fa médecine domestique des Brasiliens nous fait un devoir de la mentionner dans cet ouvrage. La ressemblance de son port et de son feuillage avec ceux des 4buta rufescens et candicans , et même l’identité de noms et de propriétés nous portent à croire qu’elle doit appartenir au même genre que les deux plantes de la Guyane. Après une analyse exacte, faite sur un échantillon authentique de l4. rufescens, M. Aug. de Saint-
Hilaire s’est convaincu que ce genre devait être réuni au Cocculus, dont il ne diffère que par l’absence de la corolle.
S IL. — Caractères du genre Cocculus. — Freurs dioïques, très-rarement monoïques. Mares : Caz1ce à 6 ou 9 divisions disposées sur deux, ou plus rarement, sur trois rangs. CoroLLE composée de 6 pétales disposés sur deux rangs , ou nulle. Érawines au nombre de 6, opposées aux pétales. Ovarres nuls, ou rudimentaires.—Femezzes : Éramines nulles, ou au nombre de six, stériles. Ovarres augnombre de 3 à 6, terminés chacun par un style souvent bifide au sommet. Drures comprimées, attachées vers l’un des angles de leur base, et présentant à cette même base, mais du côté opposé au point d'attache, la base persistante du style, divisées intérieurement par une fausse cloison incomplète, monospermes. Sewexce unique, courbée en fer à cheval, et attachée par le milieu de la courbure au sommet de la fausse cloison.
EXPLICATION DES FIGURES
1. Rameau réduit au quart de sa grandeur naturelle. — 2. Fragment de feuille vu par-dessous et très-grossi.
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