OXALIS RAMPANT
FAMILLE DES GÉRANIACÉES,
Ô. caulibus prostratis , radicantibus , ramosis, foliosis. hirtellis j Joliis 3-foliatis ; foliolis subsessilibus : latè obcordatis , ciliatis £ pedunculis axillaribus , subbifloris, pilosis ; staminibus glabris ; pistillo intermedio ; Capsul& columnari, pubescente.
O. répens. Thunb. Ox. 17, £. É -— — Jacq. Ox.w 1, 1. 75, J: 1. — Dec. Prodr. +, p. 603. |
Noms vulgaires : Aredinha; Frero.
Usages des Oxalis en général et leur nom vulsaire. Tout le monde sait que les feuilles d’un très-grand nombre d’Oxalis sont douées d’une acidité dont la médecine peut tirer un parti utile, Cette qualitén’a point échappéaux Brasiliens » Car ils emploient avec raison l'Oxalis dans les fièvres ataxiques(malinas). On sent qu'il est impossible que les nombreuses éspèces qui croissent au Brésil n'aient pas été souvent confondues ; que, présentant les mêmes vertus , elles n'aient pas été appliquées indifféremment aux mêmes usages, et que, par conséquent, le nom vulgaire Aredinha, qui doit signifier proprement petite plante acide, ne soit pas devenu une sorte de nom générique,
Nous nous contenterons de décrire ici trois espèces, l'Oxalis repens, qui est particulièrement employé dans le district des Diamanis , non-seulement sous le nom d'Aredinha, mais encore sous celui de Frero (trèfle) ; l'Oxalis fulva, dont les feuilles sont d’une extrême acidité ; enfin l Oxalis cordata ; Sur laquelle nous n’avons
point cherché à vérifier cette qualité, mais Qui intéressera les bota-
nistes par la forme particulière de ses feuilles.
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Description. Racine noirâtre , émettant plusieurs tiges couchées,
rampantes , fines, souvent rameuses, chargées de feuilles , hérissées de quelques poils, d’un rouge pourpré. Feurzres nombreuses : folioles longues de 2 à 4 lignes, larges de 4-6 lignes, très-courtement pétiolulées , largement obcordées, ciliées, glabres ou plus rarement parsemées de quelques poils en dessus, velues en dessous : pétiole longd’environ 8 à r2 lignes, presque filiforme, hérissé de quelques petits poils, dilaté et mernbraneux à la base, articulé au-dessus de la partie dilatée. PEDoNcuLE axillaire, tantôt plus long, tantôt plus court que le pétiole,uniflore et articulé au-dessus du milieu ou biflore, pourvu de deux à quatre bractées insérées au - dessous de l’articulation ou des pédicelles géminés ; bractées longues d'environ 11/2 ligne , linéaires -subulées , étroites, couvertes de poils couchés. Carie long d’environ 2-1/» lignes, presque membraneux , parsemé d’un petit nombre de poils. couchés, d’un vert jaunâtre, à divisions oblongues, manifestement inégales, à peine barbues au sommet. Pérares très -obius, jaunes. Évamines toutes glabres; les petites dépassant l'ovaire, les grandes un peu plus longues que les styles : anthèrestrès-petites, jaunes. STYLES couverts de poils couchés. Srioemares 2-fides , à segments laciniés. Ovarre oblong, légèrement pubescent. Carsure longue: d'environ 6-8 lignes ; prismatique , à cinq angles mousses que séparent autant de sillons, pubescente, di visée. intériéurement en cinq loges, dans chacune desquelles sont 8-10 graines.suspendues à l'angle interne, relevées de cinq angles dans leur longueur et transversalement rugueuses, mais ovales, aplaties.et membraneuses par la dessiccation qui fait disparaître leur couche charnuëé. EmBrxoN presque aussi long que le périsperme : cotylédons elliptiques, plus courts que laradicule.
Cette espèce diffère de celle du même nom recueillie à Java par Commerson., en ce qu’elle estgénéralement moïns grêle, et que ses pédoncules.sont plus longs.
fe | Localités. Cette plante croît à Rio de Janeiro, dans le district s | des Diamants, et probablement ailleurs.
OBsERvATIONS BOTANIQUES. — S I. Caractères du genre Oxalis. — Carice
LE : à 5 divisions, persistant. Pérazes au nombre de5 , insérés au-dessous du gy- 6. nophore, alternes avec les divisions du calice , libres ou soudés entre eux un F5 peu au-dessus de leur base, caducs. Éramies au nombre de 10, insérées sur à. | un court gynophore, soudées entre elles à leur base, 5 plus courtes opposées W. aux pétales, 5 plus longues alternant avec eux : anthères insérées par le dos, KW. mobiles, à deux loges. NecraïRe nul. Sryces au nombre de cinq, libres ou sou 2 dés entre eux à leur base, persistants. SriemaTes en forme de tête, quelque-
fois 2 - fides ou > - lobés. Ovarre unique, inséré sur le gynophore, à cinq | loges contenant chacune de 1 à 12 ovules. Ovuzss attachés à l'angle interne
| | des loges. CArsuLE prismatique, ovoïde, ou globuleuse, à 5 loges, s'ouvrant en 10 de à valves attachées comme avant la déhiscence à l’angle central. GRAINES plus ou
mé | moins-aplaties, très - aiguës à leur base. Técumenr extérieur charnu , la parns tie extérieure charnue (arille des auteurs) se séparant avec ‘élasticité ; lintéa | | rieur crustacé, souvent strié. Périsperme charnu, souvent coloré. EmBrYon is | droit ou lévèrement courbé, axile : cotylédons plus larges que la radieule, | d'ordinaire elliptiques : radicule supérieure, se prolongeant presque jusqu'à a | l'ombilic.
és, | S IL. De l’arille en général et en particulier de celui des Oxals. Richard et | avait déjà démontré que, sous le nom d’arille, on avait confondu plusieurs À | - organes différents ; il avait dit que c'était une expansion du cordon ombilical, et que le hile était situé en dedans de l’arille. Cette définition excellente n'a mi point été assez méditée; car si, depuis ce botaniste, on ne prend plus pour k | arille des parties qui appartiennent au péricarpe , on a souvent donné ce nom k | à la partie extérieure du tégument qui, comme l’a remarqué M. de Candolle, ls est souvent différente pour la consistance de la portion intérieure ; mais dans er ce cas il y a continuité cellulaire et vasculaire entre les deux parties, ce qui Fe. n'arrive pas dans Parille véritable qui est simplement appliqué sur la semence, ; et l’ombilic doit être à l'extérieur de la partie charnue. Enfin nous pouvons pe signaler un caractère distinctif du véritable aille, et qui doit à jamais empéÿ cher de le confondre’aÿec le faux arille (1); c’est que le premier n’est jamais
(1) Cette observation est due à M. Pelletier, d'Orléans , qui a si profondément étudié l’organisa-
| tion végétale,
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sans ouverture, tandis que l'autre, faisant partie du tégument, recouvre la graine et n’est nullement ouvert; car on ne peut considérer ici comme ouverture lehile destiné au passage des vaisseaux du cordon ombihcal. L’arille véritable enveloppe quelquefois la graine tout entière dans quelques Fusains, mais il n’en reste pas moins ouvert à son extrémité, et est simplement plissé sur le sommet de la graine à l'endroit de son ouverture, Nous dirons donc que l’arille véritable est un sac ouvert à son extrémité, el le faux arille un sac sans ouverture comme le tégument dont 1l fait partie. Ainsi 1l y a arille dans le Passiflora, YÉvonimus, les Dilléniacées, etc. : il n’y à point d’arille dans l'Euphorbia, le Ribes, le Punica , certains Zris , etc., quoique l'extérieur de leur graine soit plus ou moins charnu. Les caroncules que l’on remarque dans plusieurs semences , telles que celles du ‘Corydalis bulbosa, du Phaseolus, eic., ne sont autre chose qu’une expansion ou boursoufflément du tégument propre. D’après tout ceci, il est évident que les Oxalis n'ont point d'arille véritable; car la partie à laquelle on à donné ce nom renferme la semence tout entière; la partie crustacée qui se trouve dessous n’est jamais lisse, etle prétendu arille porte en dedans des empreintes analogues à celles de la partie crustacée. Il doit arriver, pour les graines de lOxalis , ce qui a lieu pour le péricarpe de l’Amandier; dans l’un et dans l’autre la partie charnue se sèche, se rétrécit, s'ouvre et laisse échapper la partie dure. Si cela n'arrive pas dans d’autres graines charnues à l'extérieur, c’est probablement parce que cette partie charnue est trop succulente pour se dessécher, ou même qu’elle est, comme dans la Groseille, protégée par un péricarpe qui lui-même est succulent.
S I. — Des étamines dites extérieures et intérieures dans l'Oxalis. 1 n'y a réellement pas d’étamines extérieures ei intérieures dans les Oxaks, quoique Les auteurs se soient servis de ces expressions. Toutes les étamines en effet partent du bord d’un même godet; mais la distinction qui a été faite vient de ce que les anthères des unes se reportent sur le filet des autres qu’elles dépassent en largeur.
EXPLICATION DES FIGURES
r. Fruit muni de son pédoncule ét de son calice. — 2. Le mème séparé du calice, et dont on a coupé longitudinalement une loge pour montrer lattache des graines. — 3. Graine. =—-/{. La même coupée longitudinalement.
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OXALIS FULVA.