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campanulé, parsemé de poils réunis en faisceaux, fendu jusqu'audessous du milieu en cinq segmens étroits, triangulaires, aigus : l'intérieur est cupuliforme, blanchätre, membraneux, profondément divisé en cinq segmens, doublé à la base d’une couche veloutée, divisée en cinq lobes triangulaires opposés aux segmens ; ceux-ci sont linéaires, aigus, plus épais et caniculés dans leur milieu , bordés d’un duvet laineux. P£razes longs de 6 à glignes, rétrécis en onglet à leur base, obtus, inéquilatéraux , légèrement pubescens sur une partie de leur face externe, d’un rose pourpre. Tuse DES ÉTAMINES un peu plus court que les pétales, parsemé de petits poils glanduleux, entier au sommet, chargé depuis le tiers ou le quart de sa partie supérieure jusqu’à son sommet d’anthères presque sessiles, assez peu nombreuses, éloignées les unes des autres, glabres. SryLe glabre, divisé au sommet en 10 segmens très-courits, terminés chacun par un stigmate hispide. Ovarre pubescent. CarsuLE légèrement comprimée, pubescente; chaque coque est longue de 3 lignes. GRAINE longue d’environ 2 lignes, trigone, à peu près en forme de virgule, pubescente.
Localités. Cette espèce est très-commune dans les champs cultivés auprès de Rio de Janeiro et de Gambamba. Elle a été recueillie en fleurs au mois de Mars. |
Usages. La décoction des racines et des tiges de cette plante est administrée à l’intérieur dans les coliques venteuses; les fleurs sont employées comme expectorant dans les toux sèches et invétérées. L’écorce de l’Urena lobata est encore utile aux Brasiliens sous le rapport des arts; ils en fabriquent des cordes dont ils se servent suriout pour tendre les hamacs. Aruda (1) signale les mêmes propriéiés dans une espèce d’Urena qui croît dans la province de Pernambuco, et qui, bien qu’elle soit indiquée dans son ouvrage sous le nom de sinuata, paraît être la même que celle qui se trouve en
(1) Voyez lappendice du Voyage d'Henri Koster, tome IL, p. 478.
s abondance aux environs de Rio de Janeiro. L/écorce de l'Urena se f | sépare facilement de la tige, on la fait macérer pendant une quin- # | zaine de jours dans de l’eau claire; cette opération la rend assez À | blanche et propre à être employée. Nous rappellerons à cette occanm. sion que les fibres corticales de plusieurs autres Malvacées possé- Ke | dent la même propriété et servent aux mêmes usages. ré.
des OGsERVATIONS BOTANIQUES. — I. Caractères du genre Urena. — Cauce t4 lu double, l’un et l’autre persistans et divisés en 5 lobes plus ou moins pro- 1 tits fonds et aliernes. Pérares au nombre de cinq , alternes avec les lobes du calice | uk intérieur, obliques, inéquilatéraux. Tuse Des ÉTAMINES plus court que les squ pétales, en forme de colonne, nu dans sa partie inférieure, portant audessous de son sommet un petit nombre d’anthères presque sessiles. OvairE ge tuberculeux, à 5 lobes, à 5 loges renfermant un seul ovule attaché" a la base arts, de l'angle interne et ascendant. SryLe naissant du sommet des lobes de Po- Ca. vaire, divisé à son extrémité en 10 segmens très-courts, terminés chacun tnt par un suigmate en tête et luispide. Garsure hérissée de pointes roides et terpré minées par des poils disposés en étoile, composée de 5 coques alternant avec les lobes du calice intérieur, verticillées, se séparant les unes des autres, indéhiscentes. GRAINE convexe sur le dos, plane latéralement, obtuse au culte sommet, plus aiguë à la base, et légèrement échancrée au-dessus d'elle an- . gill térieurement. Funicure partant du bas de la loge, s'insérant a l’échancrure 2 de la graine. Ouprric se confondant avec la Cuaraze. TÉGUMENT, PÉRISPERME, Eusryon semblable a celui du genre Pavonia.
” $ IL. Sur les espèces de ce genre. — Linné en décrivait trois dans la ou | première édition de son Species ; depuis cette époque, leur nombre s’est LS progressivement augmenté, et il se trouve porté à vingt-un dans le Prodos mus de M. de Candolle. Il est probable que ce nombre pourrait être consur: sidérablement réduit par l’examen sévère d’un monographe qui aurait à ne | sa disposition des matériaux plus complets, et la possibilité de les comparer . aux types des différens herbiers. En effet, les différences par lesquelles on | je les a distinguées portent sur la figure des feuilles lobées ou non lobées, À s :
sur la profondeur des lobes, leur terminaison aiguë ou obtuse, l'angle ou la À E courbe des sinus qui les séparent, ainsi que sur l’existence d’une seule ou de | trois glandes vers la base de leurs nervures moyennes. Or, dans les Urena,
nous voyons sur un mème rameau des feuilles munies d’une double ou triple glande, et d’autres munies d'une glande unique ; nous voyons ces feuilles entières, anguleuses, lobées, à lobes plus ou moins profonds, pointus ou mousses, séparés par des sinus aigus ou arrondis; nous pouvons suivre toutes ces variations sur une branche assez courte, de manière que le nom d’heterophylla, donné déjà à deux espèces (par Smith et L.-C. Richard), conviendrait également à presque toutes les autres, et que, considérées relativement à ces caractères, elles échappent à toute définition et distinction rifoureuse. L'espèce brasilienne que nous avions à déterminer et à décrire en offrait un exemple : à certains rameaux pouvait s'appliquer la description de l’Urena Siwartzü, telle qu’elle est donnée par Swartz lui-même : d’autres recueillis avec les précédens appartenaient évidemment à l’U. /obaia de Cavanilles, que ce botaniste indique comme ayant été observée au Brésil, et que nous n’osons séparer de l'espèce du même nom de Linné, figurée par Dillen (Hort. Elth. 419), malgré l’autorité de M. de Candole, qui la distingue sous le nom d’Ù. scabriuscula : enfin quelques autres rameaux recueillis par Commerson aux environs de Rio de Janeiro, et appartenant évidemment toujours à la même espèce, offrent cependant une ressemblance marquée avec l’U. tricuspis. Nous avons dû lui conserver le nom de Zobata, celui de l’espèce la plus anciennement établie, dont les formes variées ont probablement servi de types à plusieurs autres décrites postérieurement. On en indique encore au Brésil deux qui ont aussi avec la nôtre une grande affinité, savoir : l’'U. viminea Cav., et, d’après sa phrase spécifique, l’'U. subtriloba Schrank.
EXPLICATION DES FIGURES
1. Rameau de grandeur naturelle. — 2 et 3. Feuilles différant légèrement par leur forme de celles que l’on a montrées dans le rameau précédent. — 4. Calice intérieur vu isolément. — 5. Tube des étamines. — 6. Grain de pollen. — 7. Pistil avec le calice intérieur, qui a été renversé pour montrer sa face interne. — 8. Ovaire , dont deux loges ont été enlevées et une autre coupée longitudinalement pour faire voir l'insertion de l’ovule, — 9. Fruit, dont deux coques ont été enlevées de manière à montrer l'axe central, — 10. Coque coupée transversalement pour montfer Ja graine et sa situation.
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COCHLOSPERMUM INSIGNE.
COCHLOSPERMUM REMARQUABLE.
FAMILLE DES TERNSTROEMIACÉES.
C. folus coriaceis, 5-lobatis, lobis conduplicatis | grossè arguièque serratis, dultis glabriusculis.
Maximilianea regia. Mart. et Schrank in Regensb. Bot. Zeit. 1819; P “HD.
Wiitelsbachia insgnis. Mart. et Zucc. Nov. Gen. et Spec. 1, p--$x,1ab..55.
Nom vulgaire : Butua do curvo.
Description. Arsrisseau de 2 à 6 pieds, dont les fleurs et les fruits naissent le plus souvent avant les feuilles. Trcr droite, ordinairement simple, quelquefois rameuse dès la base, lignes, marquée de cicatrices qui indiquent la placed’anciens rameaux , recouverte d'une écorce brune et ridée. Ramraux eindiéques: glabres , légèrement pubescens à leur sommet. Frurrces cordiformes, palmatilobées ; les lobes sont au nombre de cinq, ovales-acuminés, inégalement dentés en scie, pliés longitudinalement sur euxmêmes, marqués d’une nervure médiane et de plusieurs autres latérales petites, toutes proéminentes en dessous; le lobe du milieu est un peu plus long que les autres, les deux inférieurs sont les plus petits et recourbés en arrière ; les feuilles inférieures sont longues d'environ 4 pouces et larges à peu près d’autant, presque entièrement glabres, d’une couleur plus foncée et mélée de rouge en dessus , portées sur un petiole long de 3 à 4 pouces; les supérieures deviennent graduellement plus petites et sont pubescentes en dessous ; enfin celles qui sont à l'extrémité des ra-