‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 96 sur 119 · LVII. | ï · texte numérisé non relu

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meaux ont tout au plus r pouce de diamètre, ne présentent souvent que 3 lobes et sont quelquefois pubescentes des deux côtés : les péuoles sont à peu près cylindriques, marqués en dessus de r à 3 sillons longitudinaux , épaissis et articulés à leur base, légèrement pubescens. Srrpures linéaires, en forme d’alêne, longues d’environ 3 lignes, caduques. Freurs disposées au sommet des rameaux en panicules terminales , dont les divisions inférieures partent de l’aisselle des jeunes feuilles et les supérieures sont munies de petites bractées caduques : les pédoncules longs de 6 à 15 lignes, s’alongent et deviennent plus-épais après la fécondation , sont légèrement pubescens , articulés et munis à leur base de deux petites bractées semblables aux stipules et très-caduques. Ca£rce divisé jusqu’à la base en 5 folioles disposées sur deux rangs ; deux extérieures plus petites, longues de 4 à 8 lignes , larges de 3 lignes, lancéolées ou ovales ; trois intérieures oblongues , longues de 8 à ro lignes, larges de 6 à 7 lignes, concaves , inéquilatérales et légèrement échancrées au sommet; toutes sont pubescentes à l'extérieur, glabres intérieurement , jaunatres et colorées de rouge et de vert. Pérares longs d'un et demi à deux pouces, larges d’environ un pouce, obova-

les et échancrés à leur sommet , à côtés un peuinégaux , très-minces,

concaves , glabres, jaunes et marqués d’un grand nombre de petites lignes courtes et rouges. ÉTamINes jaunes, glabres, atteignant environ la moitié de la longueur des pétales ; les filets sont filiformes ; les anthères attachées à leur base, légèrement courbées, longues d'environ deux lignes, linéaires, 4-gones, 4-loculaires, s’ouvrant au sommet par un seul pore. Ti obovoïde, sut long d'environ 2 lignes, 1-loculaire, multiovulé, présentant intérieurement 3 ou 4 cloisons mito , Linda soudées entre elles à leur base, libres dans le reste de leur longueur. Srvze filiforme, dépassant les étamines, glabre, jaune, tronqué et recourbé en forme de hameçon au sommet. Ovuces très-nombreux, en forme de virgule, attachés sur plusieurs rangs de droite et de gauche des

cloisons imparfaites de l'ovaire à des placentas lamelliformes un peu épaissis au sommet. Le rrutr est une capsule longue d'environ 2 pouces , ovoide, aiguë, présëntant à son sommet les restes du style, entourée à la base par le calice, le reste des pétales ét les étamines persistans , pubescente, s’ouvrant en 3 ou 4 valves qui portent dans leur milieu les cloisons; à l’époque de la maturité de la capsule, l’endocarpe se détache en 3 ou 4 lames qui s'étendent d’une cloison à l’autre et qui simulent 3 ou 4 valves internes , alternes avec les extérieures , lancéolées , un peu ridées, de consistance crustacée. GRAINES comprimées, réniformes, couvertes de poils longs etsoyeux, revêtues d’un arille mince, brun sur le bord externe, jaune à l’intérieur.

Localités. Cette plante est commune dans les champs du Certa6, auprès de Paracatu, Riachara, F OrmIg as, etc. ; on la trouve aussi dans les petits bois nommés vulgairement Cattingas, auprès du poste militaire dit Quartel de Texeira, dans le district de Minas Novas. Elle fleurit depuis le mois de Mai jusqu’au mois de Septembre.

Usages. Les habitans de Paracatü font usage de la décoction des racines de cette plante contre les douleurs internes, principalement contre celles qui sont le résultat de chutes ou autres accidens : on assure que cette décoction guérit les abcès déjà formés.

OBSERVATIONS BOTANIQUES. — $ I. Caractères du genre Cochlospermum. — Cazice persistant, dépourvu de bractées, a 5 folioles imbriquées, dont 2 extérieures plus petites. 5 Pérazes alternes avec les folioles du calice, égaux entre eux, persistans, à côtés inégaux. ÊTAMINES en nombre indéfini, insérées sur le réceptacle ; filets libres, filiformes ; anthères attachées par la base, quadriloculaires , s’ouvrant par un seul pore terminal. Pisrir libre. Sryre courbé au sommet, terminé par un stiomate simple. Ovaire uniloculaire, présentant trois a cinq cloisons imparfaites qui portent sur leurs deux côtés un grand nombre d’ovules. Carsuze s’ouvrant en trois ou cinq valves qui portent les cloisons dans leur milieu. Graines réniformes ou contournées sur elles-mêmes, entou-

# rées d’un arille et d’un duvet laineux long et épais. Técuwexr crustacé. Ps-

RISPERME charnu. EMBRYON suivant la direction de la graine. Rapicuse tournée vers l'extrémité la plus pointue de la grain@. CoTyLÉDONs entiers.

S IL. Affinités spécifiques. Le C. insigne a des rapports très-marqués avec le C. hibiscoides Kunth; il se distingue de cette espèce par ses feuilles beaucoup plus petites, plus épaisses, presque glabres en dessous, à segmens condupliqués et pourvus sur leur bord de dents inégales et beaucoup plus prongncées. Les C. insigne et hibiscoides ont aussi la plus grande ressemblance avec une espèce: recueillie par M. Bertero dans les bois de Sainte- Marthe, auprès du village appelé Mamatoco, et rapportée avec doute par M. Choisy au Mahurea (M. Speciosa Chois. in DC. Prodr. [, p. 558). M. Aug. de Saint-Hilaire, qui a observé cette dernière dans l’herbier de M. de Candolle, pense qu’elle peut à peine être distinguée spécifiquement de la plante brasilienne. | |

EXPLICATION DES FIGURES

1. Anthère. — 2. La même, coupée transversalement ,: de manière à montrer ses quatre loges. — 3. Pistil. — 4. Ovaire coupé transversalement pour montrer ses cloisons imparfaites, portant sur leurs côtés plusieurs rangées d’ovules.

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COCHLOSPERMUM INSIGNE®

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KIELMEYERA SPECIOSA.

KIELMEYERA A BELLES FLEURS.

FAMILLE DES TERNSTROEMIACÉES.

K. caule arboreo; folis oblongo-subellipticis, obtusis, subtus ad nervos puberulis; floribus racemosis; foliolis calycinis opatis obtusis, tomentosis, subæqualibus.

Noms vulgaires : Malva do Campo, Folha santa, Pinhaé.

Description. Var. A.-major pie grande). C’est un ARBRE de 8 à 19 pieds, tortueux, rabougri, à bois blanc, secrétant un suc propre d’abord bla puis jaunâtre. he cassans, recouverts d'une écorce subéreuse, obtus, ne présentant jamais de bourgeon à leur aisselle, La végétation se continue uniquement par le moyen d’un bourgeon terminal, écailleux , qui se développe après la saison de la sécheresse ; la fee de couleur dans l’écorce des ramules, montre clairement ce qui appartient à la pousse de l’année. Feurr- LES éparses et FÉpprosiée au sommet des rameaux, longues de 5 à 7 pouces, larges de 20 à 30 lignes, à peu près A Te a obtuses , très-entières , à bords légèrement roulés en dessous, presque sessiles, glabres, vertes en dessus, d’une couleur plus pâle en dessous : nervure médiane large, proéminente en dessous ainsi que les latérales , toutes légèrement pubescentes. FLeurs disposées en grappes trés-courtes au sommet des rameaux, portées sur des pédoncules longs d'environ 7 à9 lignes, couverts d’un duvet trés-serré et roussàtre, munis d’une à trois bractées, longues d'environ 10 lignes, larges de 4 lignes, obtuses et couvertes des deux côtés d’un duvet semblable à celui des pédoncules. Cazrce 5-parti, à divisions ovales, obtuses, munies d’une nervure médiane saillante extérieurement,

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«longues de 10 lignes’,

presque entières au SOMME

larges de 6, couvertes des deux côtés d'un ls courts et serrés. PÉTALES longs étalés, roses, marqués d'un arge, épais, à lame inéquidulée sur les bords; pubes- NES très-nombreuses,

duvet roussâtre composé de po de deux pouces, larges d'un pouce, grand nombre de veines, à onglet | latérale, oblique, mince, légèrement on cente sur la moitié de sa face externe. ÉTam quatre fois plus courtes que les pétales; filets filiformes, jaunes ou purpurins ; anthères oblongues, profondément échancrées à la base, t. Ovaine ovoïde, 3-gone, laineux, rennles. SryrE dépassant à peine les éta-

fermant un grand nombre d'ov trois sillons longitudinaux , termine

mines, cylindrique, marqué de au sommet par un stigmate trilobé à lobes échancrés. B. minor (plus peute ).

Cette variété diffère de la précédente petites et de-couleur rose.

par ses fleurs d’un tiers plus

Localités. Ces deux variétés se trouvent dans tous les champs entremélés d'arbres rabougris, désignés vulgairement sous le nom de Tabuleros cobertos, dans la partie méridionale de la province des Mines. Flles fleurissent au mois d'Avril.

Usages. Lies feuilles de cette espèce abondent en mucilage; on se sert de leur décoction pour préparer des bains émolliens. Cette propriété calmante, qui réside dans les feuilles de la plante braSilienne, mérite d'autant plus d’être signalée, qu'elle contraste singulièrement avec les propriétés stimulantes propres aux mêmes parties dans le Thea, genre qui, par l’ensemble de ses caractères, et surtout par ses graines dépourvues de périsperme, paraît très-voisin du

Kielmeyera.

OnSERVATIONS BOTANIQUES. —S I. Caractères du genre Kielmeyera. Cauce persistant, dépourvu de bractées, à 5 folioles imbriquées, souvent inégales.

5 PéraLes ñserés sur le réceptacle, alternant avec les folioles du calice, bres, égaux entre eux, à côtés inégaux: ÉTAMINES insérées SUT un réceptacle

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charnu, très=nombreuses ; filets filiformes; anthéres mobiles , s’ouvrant lon- 1. gitudinalement par leur face internes Pistir libre. STyxE simple. STIGMATE ni entier ou à 3 lobes distincts. OVAIRE d’abord uniloculairé, présentant plus

tard 3 loges distinctes. Ovues insérés sur 2 rangs dans l'angle interne, attachés par leur milieu, trés-nombreux, imbriqués , discoides. Carsure trilo-

, culaire, s’ouvrant en 3 valves ;. columelle centrale pointue, chargée. des s placentas. Graine aplatie, entourée d’un tégument très - mince qui se pro- ; longe des deux côtés en une ‘aile membraneuse. Omsrvic situé au milieu et ‘ sur le bord de la graine. Périsperme nul. Emsryon droit, à radicule petite, e dirigée vers l’ombilic ; ascotylédons grands, réniformes.

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