‹ Plantes vasculaires des environs de CherbourgChapitre 15 sur 28 · LABIÉES · texte numérisé non relu

LABIÉES

Mentha rotundifolia L. — AR. Bord des fossés, lieux humides.

On trouve quelquefois, au bord des fossés et des haies, les M. viridis L. et M. piperita Huds., échappés des jardins (vulg. Menthe, Baume).

— aquatica L. (M. hirsuta DE.). —C. Fossés et bord des eaux.

— sativa L. — R. Teurihéville-Hague (D'. Lebel).

— arvensis L. — CC. Champs humides et lieux cultivés.

Le temps m'a manqué jusqu'à présent pour étudier ce genre, et chercher à reconnaître, parmi lesespèces récemment établies, celles qui croissent dans nos environs.

Pulegium vulgare Mill. (ÿ/. Puleqium L.).— AR. Bord des eaux et des chemins, lieux inondés l'hiver.

Lycopus europæus L. — AR. Bord des ruisseaux, fossés.

Thymus Serpyllum L. — CC. Pelouses sèches, bord des chemins, bruyères, côteaux et sablés maritimes (vulg. Serpollet).

Varie à feuilles linéaires atténuées à la base (Th. angustifolius Pers.).

— Chamædrys Fries. — AR. Bord des chemins.

Le Thyr (Thymus vulgaris L.), le Romarin (Rosmarinus officinalis L.), et la Lavande (Lavandula Spica L.), ne manquent dans aucun jardin de la campagne, et y sont subspontanés. On y eullive encore l'Hyssope (Hyssopus officinalis L.) et la Sarriète (Satureia hortensis L.); celle-ci s'échappe quelquefois jusques sur le littoral, “Calamintha ascendens Jord. obs. IV, p.8! (C. menthæfolia Most., Gren. et Godr.). — R. Mur près la chapelle Saint-Sauveur, à Octeville.

Clinopodium vulgare L. (Calamintha Clinopodium Benth.). — C. Côteaux et haies.

Salvia Verbenaca L. — AC. Pelouses arides et bord des chemins du littoral, sables maritimes.

Le Salvia officinalis L. (vulg. Petite-sauge ou Petitesauce) est très fréquemment cultivé dans la campagne et se trouve dans les haies des jardins et au bord des chemins, de même que le Melissa officinalis L. (vulg. Mélisse, Citronelle).

‘Nepeta Cataria L. — AR. Lieux cultivés, jardins, haies, près des habitations (vulg. Herbe-au-chat).

M. le Dr. Lebel a trouvé à Jobourg la forme à odeur de Mélisse (N. citriodora Balb.).

Glechoma hederacea LE. — CC. Prés, bord des haies et talus des fossés.

Varie à fleurs roses : Nacqueville ; et à tige et feuil les velues-hérissées (var. villosa Koch).

Lamium ampiexicaule L.— AR. Champs sablonneux du littoral : Urville, Le Rozel, etc.

— khybridum Vill. (L. incisum Willd.). — R. Lieux cultivés du littoral : Querqueville, Fermanville. — purpureum L. — CC. Lieux cultivés.

Varie à feuilles incisées (var. decipiens Sonder). — album L.— AR. Décombres et bord des fossés (vulg. Ortie blanche).

— Galeobdolon Crantz (Galeobdolon luteum Huds.). — R. Bois et haies : Octeville, à la Prévalerie,

‘Leonurus Cardiaca L.— R. Haies des jardins et voisinage des habitations : Urville.

Galeopsis dubia Leers (G. ochroleuca Lam.). — AR. Champs argileux et moissons du Val-de-Saire : Le Mesnil, Le Theil, Gonneville.

— Tetrahit L. — C. Champs après la moisson.

Varie à fleurs blanches, et à calice noirâtre (var. nigricans Brébiss.).

Stachys sylvatica L. — C. Bord des haies et fossés. — ambiguaSm. (St. palustri-sylvatica Schiede).—R. Bord des chemins et des fossés : vallée de Quincampoix.

— palustris L.— CC. Prés et moissons humides, fos-

sés, lieux marécageux.

Varie, dans les moissons, à feuilles garnies d’une pubescence veloutée, blanchâtre en-dessous (St. segetum

Hagen?).

— arvensis L. — AC. Champs après la moisson. Betonica officinalis L. — C. Haies, bois et bord des champs.

La seule forme que j'aie vueici est la var. intermedia Prodr. fl. Batav. p. 201 : « caule infra patentim, superne adpresse foliisque hirsutis,… calycibus barbatis glabriusculis »; cette forme pourrait encore, d'après M. Boreau (fl. Centre, 3° édition), être rapportée au B. serotina Host.

Ballota fœtida Lam. (B. alba L.; B. nigra Sm. non L.). — AC. Décombres, bord des chemins et pied des murs, surtout du littoral.

Varie à fleurs blanches ou rouges.

Marrubium vulgare L.— C. Bord des chemins, lieux incultes (vulg. Moriauquemin).

Scutellaria galericulata L. — AC. Bord des rui$Seaux. — minor L.— C. Lieux tourbeux, parmi les Sphagnum.

Brunella vulgaris Mônch (Prunella vulgaris L.). — CC. Prés, champs et bord des chemins.

Ajuga reptans L. — CC. Prés et bord des chemins.

Teucrium Scorodonmia L. — (CC. Ilaies, bois et côteaux.

— Scordium L. — RR. Bord des fossés de la re-

doute de Tourlaville.

Je n'ai encore vu cette plante que dans la localité citée, qui vient d'être envahie par la mer. M. De Gerville l'indique dans les terres basses des dunes, depuis St-Germainsur-Ay jusqu'à Vaurville.

VERBÉNACÉES.

Verbena offcinalis L.— C. Bord des chemins et pied des murs (vulg. Verveine).

PLANTAGINÉES.

Plantago major L. — C. Pelouses et bord des chemins (vulg. Plantain).

— intermedia Gilibert.— AC. Bord des chemins argileux inondés l'hiver, et sables maritimes.

La forme naine (PI. minima DC. )se trouve le plus fréquemment dans les chemins; la forme robuste croît de préférence dans les sables maritimes mouillés.

— Coronopus L.— C. Pelouses, bord des chemins du littoral; sables et rochers maritimes.

Très variable ; tantôt nain, très velu, blanchâtre : dans les lieux arides et sur les rochers maritimes ; tantôt très développé, feuilles charnues à rachis élargi (var. maritima Gren. et Godr.) : dans les lieux herbeux humi des au pied des falaises.

PLANTES VYASCULAIRES

maritime L.— AR. Prés et vases maritimes, cà et là sur tout le littoral.

Varie à feuilles élargies, souvent dentées (P. graminea Lam.), ct à feuilles très étroites (P. Wulfenü Willd.). lanceolata L. — CC. Prés et bord des chemins.

J'ai trouvé des échantillons dans lesquels les épis sont remplacés par un capitule de bractées foliacées assez larges.

sphærostachya Wimm. et Grab. fl. Siles.[, p. 229? ( P. lanceolata”y sphærostachyaMert.etKoch, Bab. primit. fl. Sarn. p. 78; P. lanceolata £ capitellata Koch)? — R. Sables maritimes humides : bord des mares de Vrasville et de Gatteville.

La souche est longue, épaisse, à fibres très nombreuses et très longues; les hampes étalées en rosette, puis redressées, couvertes d'une pubescence apprimée ; les feuilles très étroites, longues, entières, laineuses à la base, à poils étalés; les capitules petits, presque globuleux. Cette plante a beaucoup de ressemblance avec le P. Timbali Jord. pugill. p. 138; j'ignore si c'est véritablement le P. sphœrostachya Wimm. et Grab., et j'ai provisoirement adopté ce nom pour ne point en proposer un nouveau.

eriophora HoffmanseggetLink (P. lanceolata var. 7 lanuginosa Koch, Gren. et Godr.). — AC. Côteaux secs du littoral et pelouses maritimes.

Littorella juncea Bergius [17681 (L. lacustris L. [1771}).

— KR. Bord des étangs du littoral : mares de Vaurville et de Gattexille.

PLUMBAGINÉES.

Armeria maritima Willd., Boiss. -— R. Vases maritimes

de la côte Est: Gatteville, Saint-Vaast (vulg. Sent-à-miel).

pubescens Link, Boiss.(A. maritima £ Linkii Gren. et Godr.). — C. Rochers maritimes et pelouses du littoral (vulg. Pas-de-chat, pétraur).

Varie à fleurs blanches.

— plantaginea Willd. (A. sabulosa Jord.). —, AC.

dans les sables maritimes de Biville, Vauville , Seiôlot.

Varie, dans les mêmes localités, à folioles extérieures

de l'involucre dépassant le capitule (var. longibracteata Boiss.; Statice arenaria Pers.).

+Statice Limonium L.(S4. pseudo-limonium Rehb.).—C.

dans les prés vaseux du littoral de Ja côte Est, de Réville à Quinéville.

Il est très probable que cette plante se trouve à Gatteville, dans les limites de notre arrondissement.

occidentalis Lloyd. — AC. dans les falaises de la côte Ouest, de Jobourg à Flamanvilie.

M. Le Gall (A. Morbih. p. 473) ne pense pas que notre plante soit le véritable Sf. occidentalisLloyd. Elle me paraît cependant tout à fait semblable à certains échantillons que j'ai reçus de M. Lloyd, sous ce nom. Les feuilles sont lancéolées-étroites ou lancéolées-spathulées, plus ou moins aigües, mais non obtuses-arrondies, à mucron plus ou moins long subulé ; souvent les rameaux inférieurs de la panicule sont mal développés et stériles ; très souvent aussi la panicule est unilatérale. — Je n'ai pas trouvé sur nos côtes le véritable St. Dodartii Gir., bien qu'il y soit indiqué par les Flores de France et de Normandie.

MONOCHLAMYDÉES.

SALSOLACÉES.

Atriplex crassifolia C. A. Meyer (A. rosea auct. non L.,

sec. Gren. et Godr.). — AC. Sables maritimes.

Cette plante a été souvent confondue sur nos côtes avec le À, laciniata L.. Elle me paraît identique avec des échantillons que j'ai reçus d'Angleterre sous le nom de A.arenaria Woods (À. laciniata engl. bot.); mais elle diffère d'autres échantillons reçus du même pays sous les noms de À. Babingtonii Woods (1. rosea B abingt.).

hastata L. (A. patula Sm.; A. latifolia Whlnb.). — (. Bord des chemins, lieux cultivés.

— oppositifolia DC. (A. patula Duby ; A. patula var. salina Wallr.). — AC. Sables maritimes.

Les feuilles sont très souvent alternes, mais je neles ai jamais vues aussi petites que dans Île véritable À. prostrata Boucher).

— patula L. (4. angustifolia Sm.). — C. Bord des chemins et lieux cultivés.

Varie, dans les lieux herbeux du littoral, à feuilles très étroites linéaires et entières (var. angustissima Wallr.).

— Jittoralis L. — AR. Bord des champs du littoral : Nacqueville.

Obione portulacoides Moq.(Halimus portulacoidesKoch). — Vases et prés maritimes ; RR. dans les limites de l'arrondissement de Cherbourg: Gatteville ; CC. sur la côte Est, de Réville à Quinéville.

Beta maritima L. — C. Sables, rochers maritimes et bord des champs du littoral.

Chenopodium acutifolium W.Sm. (Ch. polyspermum spicatum Moq.).—AR. Champs cultivés, jardins.

— paganum Rchb., Bor. (Ch. album auct. part.). — C. Lieux cultivés, talus des fossés (vulg. Senille, ainsi que les espèces suivantes).

— viride L., Bor. (Ch. album B cymigerum Koch; var. 7 lanceolatum Gren. et Godr.).—C. Lieux cultivés, jardins.

— hybridum L.— AC. Lieux cultivés.

— murale L. — AC. Bord des chemins, pied des murs.

— rubrum L. (Blitum crassifolium Rehb.). — AC. Lieux vaseux du littoral, sables maritimes mouillés.

Un échantillon de Chen. Bonus-Henricus L. m'a été donné autrefois sans indication de localité précise, et était sans doute échappé de quelque jardin.

Salicornia herbacea L. — AC. Vases et prés maritimes. — radicans Sim. —AC.dans les vases et prés salés de la côte Est; Gatteville, Réville, Saint-Vaast. Suæda maritima Dumort. (Chenopodina maritima Moq.;

Schoberia maritima C. A. Mey.). — AR. Lieux salés humides ; fossés du port militaire, ete. — fruticosa Forsk. (Schoberia fruticosa C. A. Mey.). — Saint-Vaast-la-Hougue.

Je n'ai pu constater, dans les limites mêmes de notre arrondissement, la présence de cette plante qui abonde

sur la côte Est, dans les vases et dans les pierrailles du littoral.

Salsola Kali L. — C. Sables maritimes.

Varie à feuilles plus longues, subulées et glabres (S. Tragus auct. non L.;S. Kali var. calvescens Gren. et Godr.) * Nacqueville, Fermanville.

POLYGONÉES.

Rumex maritimus L. — AR. Bord des mares et prés du littoral.

Abondant autrefois dans la mare de Tourlaville.

— pulcher L. — AR. Bord des chemins, pied des murs, dans la Hague: Jobourg, Vauville, Le Rozel, etc.

— Friesü Godr. et Gren. fl. de Fr. IE, p. 36 [1855] (R.Wallrothii Nym. syll. p. 327 [1855]; R.obtusifolius Wallr., DC., non L.; R. divaricatus Fries

non L.). — C. Bord des chemins et des fossés, prés humides (vulg. Doche, ainsi que les espèces suivantes).

— conglomeratus Murray (À. acutus Sm.; R.nemolapathum DC.). —C. Bord des fossés et lieux humides,

rupestris Le Gall, fl. Morbih. p. 501. — R. Lieux humides au pied des falaises de la Hague : Jobourg, Herqueville, Omonville, etc.

M. Gust. Thuret a le premier découvert cette plante dans notre contrée, et m'en a rapporté des échantillons qui ont prospéré dans mon jardin.

nemorosus Schrad.(/?.sanguineus , viridis Koch). — AR. Bord des fossés et des chemins : Tourlaville, etc.

Varie à tige et nervures des feuilles pourprées (A. sanguineus L.) : voisinage des habitations.

Hydrolapathum Huds. — AR. Bord des rivières : Octeville, etc.

Acetosa L.— CC. Prés humides (vulg. Surelle). Acetosella L. — CC. Prés secs, côteaux arides,

rochers (vulg. Surelle de crapaud).

Varie à oreillettes des feuilles multifides (var. multifidus Koch), ou à feuilles très étroites à oreillettes très petites ou presque nulles (var. angustifolius Koch).

Polygonum amphibium L. — C. Mares, étangs et

fossés.

lapathifolium L.— AR. Bord des champs et des fossés, lieux cultivés humides.

biforme Wahlnb. (P. Persicaria & elatum Gren. et Godr.). — AC. Lieux cultivés humides.

Persicaria L. — C. Lieux humides, bord des ruisseaux.

minus Huds.— AR. Bord des mares : Flamanville, Le Rozel, etc.

Hydropiper L. — CC. Lieux humides, fossés.

mite Schrank (P. hydropiperi-dubium Gren. et Godr.). — AR. Fossés : Urville, Sauxmesnil, etc. maritimum !. -— R. Sables maritimes : Vauville.

— littorale Link (P. Raïi Babingt.). — AC. Sables maritimes, sur tout le littoral.

— aviculare L. — CC. Champs, bord des chemins, sables maritimes.

Plusieurs espèces sont évidemment confondues sous ce nom ; je n'ai pas encore eu le loisir de les étudier.

AC. Lieux cultivés.

Les Polygonum Fagopyrum L. (vulg.Sarrasin) et P. tataricum L. (vulg. Sibri), sont presque naturalisés dans les champs, où on les cultive très fréquemment.

— Convoivulus L.

DAPHNOIDÉES.

Daphne Leureola L.

purgative).

Le Laurier (Laurus nobilis L.) est naturalisé sous notre climat, où il acquiert des dimensions considérables, s'y reproduit de graines et s'y propage facilement.

AR. Bois et haies (vulg. Laurette

SANTALACÉES.

Thesium humifusum DC. — AC. Pelouses rases des sables maritimes: Tourlaville, Querqueville, Vauville, Biville, Le Rozel.

J'ai toujours vu cette plante croissant en compagnie du Thymus serpyllum, sur les racines duquel elle est sans doute parasite (cfr. Ch. Des Moul. catal. Dord. suppl. fin. p. 228).

Page 1