‹ Plantes vasculaires des environs de CherbourgChapitre 4 sur 28 · C. Prés secs, coteaux et bord des · texte numérisé non relu

C. Prés secs, coteaux et bord des

— Philonotis Retz. — AC. Prés marécageux, surtout du littoral.

Varie à feuilles glabres (R. intermedius Poir.), et à tige naine pauciflore (R. parvulus L.).

— parviflorus L. — C. Haies, talus des fossés, murs et côteaux, champs sablonneux du littoral.

— sceleratus L. — AC. Fossés et marais du littoral. Varie, dans la même localité, à tige haute de 3 à 60 centimètres, épaisse ou grêle, à feuilles presque entières arrondies ou multifides.

Ficaria ranunculoides Münch. — CC. Haies, prés et champs humides (vulg. Jaunet).

Caltha palustris L. — AC. Prés marécageux, bord des ruisseaux.

— Guerangerii Boreau.— R. Taillis marécageux près l'église de Teurthéville-Hague.

"Helleborus viridis L. — AR. Haies dans le voisinage des jardins de la campagne, où il était autrefois cultivé : Octeville, Urville, Teurthéville, etc.

Aquilegia vulgaris L. — R. Pois et haies, Octeville, S'-Croix, Urville, etc. (vulg. Cing-doigts).

Varie à fleurs roses et blanches.

On rencontre quelquefois, échappé des jardins, le Aconitum Napellus L., fréquemment cultivé dans la campagne sous le nom de Casque.

Nymphæa alba L.

PLANTES VASCULAIRES Le Berberis vulgaris L., qui se trouve rarement dans

les haies près des habitations, ne peut être considéré comme indigène dans notre contrée.

NYMPHÉACÉES.

R. Étangs du littoral du Val-de- Saire : Gatteville et Vrasville.

La plante de nos étangs maritimes rentre dans la var. minor DC., et devra sans doute être distinguée spécifiquement. Le Nymphæa alba L.et le Nuphar luteum Sm.,

qui manquent complètement dans nos rivières, sont abondants sur l'arrondissement de Valognes.

PAPAVÉRACÉES.

Papaver Rhæas L. — C. Dans les moissons, surtout

du littoral (vulg. Coquelicot).

Varie à tige uniflore et fleurs pâles (P.uniflorum Balb.), à poils des pédoncules apprimés (var. strigosum Bôünningh.), et à fleurs de couleurs grise ouvineuse (c/r. Des Moul. cat. suppl. fin. p. 11) : Querqueville.

dubium L. — AC. Champs sablonneux et bord des chemins du littoral.

hybridum L. — R. Moissons du littoral: Nacqueville, Herqueville.

Argemone L.— C. Sables maritimes.

Tandis que les trois premières espèces sont ici, comme partout ailleurs dans l'Europe occidentale, des plantes messicoles etévidemmentintroduites, le PapaverArgemone au contraire se trouve presque exclusivement dans les sables maritimes, souvent parmi les galets, où il a toute l'apparence d’une plante indigène ; il croit dans les mêmes stations à Jersey et à Guernesey, et sans doute aussi en Angleterre, comme semble l'indiquer le synonyme P.maritimum With. C'est aussi dans les sables maritimes qu'il croît en Crimée (Bieberst. fl. taur.-caucas. II, p. 3).

Glaucium luteum Scop. (G/. flavum Crantz).— C. Sables

maritimes.

Chelidonium majus L. — AC. Décombres, vieux murs . ’ . . % .

et haies près des habitations (vulg. Æclaire). L'indigénat de cette plante me paraît douteux.

FUMARIACÉES.

Corydalis claviculata DC.— C. sur les rochers du Roule, de la vallée de Quincampoix et de la Glacerie.

Fumaria speciosa Jord. (cat. sem. Grenoble, 1859, p. 2). — R. Haies et*buissons du littoral : Cherbourg, Gatteville.

— Boræi Jord. pug. p. #. — C. Lieux cultivés, haies. (vulg. Fumeterre, ainsi que les espèces suivantes).

— Bastardi Boreau (F#. confusa Jord.). — AC. Lieux cultivés, haies.

— officinalis L. — CC. Lieux cultivés, moissons.

— micrantha Lagasca (F. densiflora DC., Gren. et Godr.). — R. Bord des champs et talus des fossés

du littoral : Gatteville, Barfleur.

M. Bertrand-Lachônée m'a communiqué, sous le nom de F, Wirtgeni, un fragment d'une plante qu'il a recueillie dans un champ à Herqueville ; mais les fruits sont beaucoup plus gros que ceux du véritable F. Wirtgeni Koch, que j'ai reçu de M. Wirtgen, et par conséquent paraît plutôt appartenir à la plante à fruits deux fois plus ge dont parle M. Boreau dans une note de la Flore du

entre (3° édit., p.35).

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