‹ Plantes vasculaires des environs de CherbourgChapitre 5 sur 28 · CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

CRUCIFÈRES

Raphanus Raphanistrum L. — AC. Champs cultivés, surtout du littoral.

La forme à fleurs jaunes non veinées de violet, est la plus commune (R. segetum Rchb.).

— Landra Gren. et Godr.—kR. Falaises de Gréville, cap du Rozel.

— maritimus Sm. — RR. Falaises de Herqueville et de Jobourg.

Je l'ai vu abondant à Guernesey près du fort George. Sinapis arvensis L. — CC. Moissons et lieux cultivés (vulg. Bezars).

Varie à siliques chargées de poils réfléchis (var. hispida Guép.; S. orientalis auct.).

‘Brassica asperifolia Lam. (Br. Rapa + Koch.; Br. campestris L.). — CC. Champs, talus des fossés, bord des chemins ; cultivé (vulg. Rabette).

On trouve aussi çà et là dans les champs, mais moins fréquemment, le Brassica Napus L., Koch (Br. campestris DC.(vulg. Colza) : échappé des cultures.

— nigra Koch (Sinapis nigra L.). — AR. Lieux pierreux et bord des chemins du littoral.

Diplotaxis tenuifolia DC. —R. Bord des champs du littoral et sables maritimes : Tourlaville, Querqueville.

— muralis DC. — AR. Bord des chemins du littoral et sables maritimes : Tourlaville, Querqueville, Le Rozel, etc.

Matthiola sinuata R. Brown.— RR. Sables maritimes et bord des fossés du littoral : Le Rozel.

Le Malcomia maritima R. Br. (vulg. Gazon de Mahon) s'échappe facilement des jardins et se rencontre çà et là.

“Cheiranthus fruticulosus L. — AR. Vieilles murailles :

Cherbourg, Barfleur, S'-Vaast, Bricquebec (vulg. Ravenelle).

Les variétés cultivées (Ch. Cheiri L.) se trouvent aussi quelquefois sur les murs.

Barbarea vulgaris R. Br. —AlR.Bord des chemins et des fossés humides.

-— intermedia Boreau. — AC. Champs en friche.

præcox R. Br. (B. patula Fries; Erysimum præcox DC.). — RR. Lieux pierreux humides : carrières d'Equeurdreville.

Cette plante était probablement échappée des jardins, où on la cultive fréquemment sous le nom de Cresson perpétuel.

Sisymbrium officinale Scop. — CC. Décombres et bord

des chemins (vulg. Herbe au chantre).

Le Sisymbrium Sophia L., indiqué par MM. de Gerville et Delachapelle dans un chantier près de l'Entrepôt de Cherbourg, ne peut évidemment être considéré comme appartenant à la végétation indigène de notre contrée, pas plus que les Adonis autumnalis L. et Lithospermum arvense L., trouvés dans le même endroit par M. Bertrand-Lachênée.

Alliaria officinalis Andrz. (Sisymbrium Alliaria Scop.).

— AC. Haies ombragées et humides.

Nasturtium officinale R. Br.— C. Sources et ruisseaux

(vulg. Cresson).

Varie, dans les lieux tourbeux asséchés, à tige grêle, folioles petites, les latérales subpétiolulées (N. microphyllum Rchb.); et dans les eaux profondes, à tige robuste et feuilles à segments lancéolés presque égaux (N. siüfolium Rchb.).

Je n'ai pas vu dans nos environs le MN. sylvestre R. Br.; il se trouve dans l'arrondissement de Valognes.

Arabis Thaliana L. (Sisymbrium Thalianum Gaud.).

— CC. Lieux cultivés, talus des fossés, murs.

Varie à feuilles entières, ou sinuées dentées (var. hispida Wabhlnb.).

Cardamine pratensis L. — CC. Prés humides, bord des

ruisseaux (vulg. Pentecôte).

Varie à fleurs blanches et à folioles des feuilles supérieures très étroites linéaires (var. alba Le Gall; var. fragilis Lloyd).

hirsuta L. — CC. Lieux cultivés, talus des fossés, murs (vulg. Aiguilles à la Vierge).

— sylvatica Link. — C. Bord des ruisseaux et des sources, lieux humides et ombragés.

Varie à folioles larges et arrondies (var. latifolia Prodr. fl. batav.).

Erophila brachycarpaJord. pug. p.9 (Draba verna auct. ut segq.). — AC. Lieux secs, murs.

— glabrescens Jord. pug. p.10. — CC. Lieux secs, murs, bord des chemins.

Varie à pédicelles très longs (E. medioæima Jord.?). — hirtella Jord. pug. p. 10. — AR. Murs.

7e stenocarpa Jord. pug. p. 11.— R. Murs.

— majuscula Jord. pug. p. 11. — AR. Murs du littoral.

Le Draba muralis L., que j'ai récolté en abondance à Valognes, ne croît pas à Cherbourg.

Roripa nasturtioides Spach (Nasturtium palustre DC.). — R. Lieux humides et sablonneux du littoral : Tourlaville, etc.

+Cochlearia anglica L. — C. à Réville, Pont-de-Saire, Saint-Vaast-la-Hougue, etc.

Je n'ai pas rencontré cette plante dans les limites de notre arrondissement, mais elle pourrait exister à Gatteville. — Malgré mes recherches, je n'ai pu réussir à trouver le Cochl. officinalis L., indiqué au pied des falaises de la Hague par M. de Gerville, et je doute beaucoup que celte espèce y croisse réellement.

— danica L.— CC. sur tout le littoral, dans les sables humides, les haies, etc., et s’écarte même assez loin du rivage,

Une forme dressée très robuste et très développée dans toutes ses parties, se trouve dans les endroits herbeux humides au pied des falaises de la Hague. Une autre forme, naine, à fleurs rosées, croît en gazons serrés sur les murs et les talus des fossés, et fleurit des le mois de février (var. præcoæ Le Jol. in Bréb, fl. Norm.).

‘Camelina sativa Crantz (Myagrum sativum L.). — AR. Champs cultivés.

Je n'ai vu que la forme glabre (var. glabrata DC.), provenant évidemment des cultures (vulg. Camomine). Je n'ai pas encore trouvé le Cam. dentata Pers., qui devra sans nul doute se rencontrer tôt ou tard dans nos champs de lin ; M. le Dr. Lebel l'a récolté à Valognes.

Teesdalia nudicaulis R. Br. (T7. Jberis DC.; Iberis nudicaulis L.).— C. sur les côteaux du littoral Ouest : Les Pieux, Flamanville, Herqueville, ete.; R. dans l'intérieur : Couville.

Capsella Bursa-pastoris Münch(T'hlaspi Bursa-pastoris L.). — CC. Lieux cultivés, bord des chemins.

Hutchinsia petræa R. Br. (Lepidium petræum L.). — AC. dans les sables maritimes de l'Ouest : Biville, Vauville, Le Rozel, etc.

Lepidium campestre R. Br. (T'hlaspi campestre L.). — R. Champs en friche : Cherbourg.

— Smithüi Hook. (L. heterophyllum B canescens Gren. et Godr.). — C. Haies sèches, côteaux pierreux.

Senebiera Coronopus Poir.(Coronopus depressus Münch). — C. Bord des chemins, pelouses arides.

‘— didyma Pers. (S. pinnatifida DC.).— AC. au pied des murs et entre les pierres, dans l'enceinte et aux environs du port militaire de Cherbourg.

Cakile maritima Scop. (Bunias Cakile L.).— AC. Sables maritimes .

Crambe maritima L. — RR. Sables maritimes : Gatteville (vulg. Chou-marin).

Cette plante existait autrefois dans plusieurs localités, à Réthoville, Nacqueville, etc., mais elle en a disparu.

26 PLANTES VASCULAIRES CISTINÉES.

Helianthemum guttatum Mill. —RR. Bois de la Montagne, près le hameau Quevillon ; bord d'un chemin au-dessus de la Glacerie.

Forme grêle, naine, à poils longs étalés, à grappe le plus souvent munie de bractées, et, par ce dernier caractère surtout, ayant beaucoup de ressemblance avec des échantillons que j'ai reçus d'Angleterre sous le nom de Hel. Breweri Planchon. Elle se rapproche également de la forme, encore plus velue et couchée, appelée var. maritima par MM. Lloyd et Le Gall. M. Lebel a trouvé à Carteret cette dernière forme qui doit très probablement exister aussi sur les côteaux maritimes de la Hague, au Rozel, Flamanville, etc.

VIOLARIÉES.

Viola hirta L.— RR. Borddes chemins pierreux à Héauville (M. Bertrand-Lachènée).

Abondant sur les calcaires de Valognes, à Yvetot, etc. — odorata L.— C. Haies, champs et prés secs (vulg. Violette).

La forme à fleurs violettes est extrêmement rare, et on ne trouve en abondance, surtout dans la Hague, que la forme à fleurs blanches et éperon violacé.

L] — subcarnea Jord. pug.p.17.—R. Haies et talus des fossés : la Polle, près Cherbourg.

J'ai cultivé pendant de longues années cette espèce, sans qu'elle ait jamais varié ni dans la couleur de ses fleurs ni dans les autres caractères signalés par M. Jordan. J'ai constaté en outre que les stolons , feuillés, fleurissent dès la première année de leur développement, note qui, suivant Koch, la distinguerait amplement du V. odorata.

— Riviniana Rchb. — CC. Haies, bruyères et champs arides (vulg. Martinets).

— nemoralis Jord. pug. p.21. — AR. Haies sèches :

Urville, etc.

J'ai trouvé des échantillons bien caractérisés par leurs rhizomes grêles et longuement rampants et par un port tout

particulier ; mais je suis obligé d'avouer que, pour beaucoup d'échantillons, j'ai hésité à les rapporter à cette espèce plutôt qu'à la précédente. Je crois cependant que nous possédons deux espèces dans nos environs, où je n'ai pas encore rencontré le F. Reichenbachiana Jord. (VF. sylvatica auct.), que j'ai recueilli sur les calcaires de Valognes.

canina L. — RR. Landes de la Hague : Biville (D'. Lebel ).

agrestis Jord. obs. Il, p. 15. —AC. Lieux cultivés, champs.

ruralis Jord., Boreau. — C. Mêmes stations que l'espèce précédente.

gracilescens Jord. obs. II, p. 20. — AC. Champs

en jachère, moissons.

J'ai observé deux formes de cette espèce; dans l’une, les fleurs sont assez petites, d'un blanc jaunâtre, à pétale inférieur marqué de 5 stries violettes et à pétales latéraux munis de 3 nervures dont la médiane présente une courte ligne violette. L'autre forme a les fleurs moitié plus grandes, les pétales supérieurs sont légèrement violacés en dehors, les stries violettes du pétale inférieur sont au nombre de 7 et celles des pétales latéraux au nombre de 3.

segetalis Jord. obs. IT, p. 12. — AC. Champs et

talus des fossés argileux.

obtusifolia Jord. pug. p.23.— R. Champs sablonneux du littoral : Urville.

luteola Jord. pug. p. 27.—R.Champs sablonneux : Tourlaville.

Timbali Jord. pug. p.22. — R. Bord d’un champ : Le Theil.

Paillouxi Jord. obs. II, p. 36. — R. Moissons : Le Vast (D'. Lebel).

nana DC. (V. parvula Brébiss. fl. norm. non Tin.; V. nemausensis Lloyd fl. Ouest, non Jord.). —

C. dans les sables maritimes de la côte Ouest : Vauville, Biville, Le Rozel, etc,

Je ne pense pas que cette plante soit le V. parvula Tineo, et certainement ce n'est pas le V. nemausensis Jord.. M. Grenier me fait remarquer que la description que Poiret a donnée du V. tenella (Dict. VIE, p. 644), plante de Syrie, convient bien à notre espèce du littoral de l'Océan ; mais il n’est pas probable que les deux plantes soient identiques. Notre plante est bien celle que De Candolle a appelée F. tricolor r nana, et cette dernière épithète me semble devoir lui être conservée.

RÉSÉDACÉES.

Reseda luteola L.— AC. Haies, décombres et bord des chemins (vulg. Gaude, Vaudre).

*— lutea L. — RR. Glacis des fortifications du port militaire et polygone de Querqueville (M. Bertrand-Lachênée).

Cette plante, si vulgaire en France, n’est certainement pas autochtone à Cherbourg.

DROSÉRACÉES.

Drosera rotundifolia L. — C. Lieux tourbeux, parmi les

Sphagnum.

— intermedia Hayne. — AR. Tourbières des landes de la Hague : Flottemanville, S'-Croix, Biville.

Le Drosera longifolia L. se trouve dans l’arrondissement de Valognes. — Le Parnassia palustris L. a été indiqué par M. Delachapelle dans le bois de Barnavast, où je n'ai pu le retrouver.

POLYGALÉES.

Polygala depressa Wenderoth (P.serpyllacea Weihe). — C. Pelouses mousseuses, côteaux et bruyères.

On trouve fréquemment une forme à fleurs blanches variées de vert, à ailes plus étroites et à peine aussi longues que la capsule (var. oæyptera Bréb. fl. norm. éd. 3).

— vulgaris L. — C. Bois, prés, landes tourbeuses.

Nos Polygala demandent une étude plus approfondie, et je suis obligé de comprendre provisoirement sous un même nom plusieurs plantes qui me paraissent devoir être distinguées spécifiquement. La forme à grandes fleurs (le plus souvent roses) et à tige dressée, est rare dans nos environs, et l'on rencontre plus communément une forme à tiges grêles, un peu diffuses, à fleurs bleues, à ailes très longues lancéolées, aussi larges que la capsule au milieu, mais plus étroites à la base (var. oxyptera Koch, P. multicaulis Tausch?). On trouve sur les pelouses sablonneuses du littoral une forme naine, étalée en rosette, à fleurs petites roses ou blanches (var. micrantha Germ. et Coss. fl. Paris ? ), qui se rapproche beaucoup du P. ciliata Lebel par la pubescence générale de la plante et les pétales ciliés, mais qui en diffère par le port, par ses capsules plus courtement pédicellées, plus étroitement bordées, échancrées plus supertficiellement au sommet et au moins aussi larges supérieurement que vers le milieu de leur hauteur. Le véritable P. cilidta Lebel croît sur les falaises de Carteret.

FRANKÉNIACÉES.

Frankenia lævis L. — RR.Recueilli par MM. J. Decaisne et Lenormand près du phare de Gatteville, où je n'ai pu le retrouver. M. le D". Lebel l'a vu à Quinéville et à Carteret.

SILÈNÉES.

Silene vesicaria Schrad. (S. inflata auct. part.).— AR, Champs cultivés et bord des chemins.

— brachiata Jord., Boreau (S. inflata auet. part.). — R. Moissons: Le Mesnil-au-Val, Sauxmesnil.

— maritima With. — €. Rochers du littoral et sables maritimes.

Cette plante se retrouve quelquefois à plusieurs kilomètres du rivage. Dans les sables maritimes, elle est peu

robuste, mais sur les rochers elle forme des touffes épaisses s'étendant sur un large espace.

—— conica L. — AC, dans les sables maritimes de tout le littoral.

Forme toujours naine, dépassant rarement 4 à 5 centimètres, tantôt à tige simple, tantôt très ramifiée dès la base dans les échantillons robustes et trapus.

— gallica L. — AC. Champs sablonneux du littoral ; RR. dans les moissons de l'intérieur.

Forme à calice hérissé de longs poils et à capsule divariquée, mais non réfléchie (S. lusitanica auet.non 1..).

— cretica L.(S.annulataThore).—R. Dans les champs de lin, surtout du Val-de-Saire (vulg. Faux-lin).

Cette plante, introduite avec les graines du lin, ne se rencontre jamais hors de ces cultures.

— nutans L.— AR. Côteaux arides et haies pierreuses du littoral : Urville, les Pieux, Flamanville, etc.

Melandrium pratense Rôühling(Lychnis vespertina Sibth.; L. dioica DC.). — C. Lieux cultivés, moissons du littoral.

Varie à fleurs roses : Montagne du Roule, Urville. — sylvestre Rôhl. (Lychnis diurna Sibth.; Silene diurna Gren. et Godr.). — CC. Haies et bois.

Lychnis Flos-cuculi L.—C. Prés et bord des ruisseaux. Varie à fleurs blanches : Urville.

ÂAgrostemma Githago L. — C. dans les moissons (vulg. Nielle, néle).

Gypsophila muralis L. — RR. Sables maritimes de Biville (M. Delachapelle).

‘Dianthus Armeria L.— RR. Talus des anciennes fortifications de Querqueville.

Localité maintenant détruite, où je n’ai vu que quelques échantillons de cette plante qui y avait sans doute été semée avec l'herbe.

+— Caryophyllus L. — R. Murailles du Château de Bricquebec.

Sagina procumbens L. — C. Sur la terre humide, les fossés argileux, etc.

— apetala L. — CC. Murs, lieux arides et sablonneux.

— patula Jord. obs. I, p. 23 (S.crliata Fries ?, Gren. et Godr.).— AC. Murs et talus des fossés.

— filicaulis Jord. obs. VII, p. 16. — R. Talus des fossés : Cherbourg, Saint-Pierre, Barfleur.

— debilis Jord. obs. III, p.50! (S. maritima Fr.; S. stricta Gren. et Godr. pr. p.). — AR. Sables et pelouses maritimes humides : Cherbourg, Tourlaville, Barfleur.

— maritima Don, Jord. obs. III, p. 48! (S. stricta Fr.).—C. dans les sables maritimes sur tout le littoral de Cherbourg à Saint-Vaast ; plus rare dans la Hague.

— subulata Wimmer (Sperqula subulata Swartz). — AR. Lieux humides des côteaux du littoral de la Hague : lande des Pieux, falaises de Flamanville, Jobourg, ete.

— nodosa Fenzl (Sperqula nodosa L.).— AR. Pelouses rases des sables maritimes, dans les endroits humides : Nacqueville, Gréville, Biville, etc.

Alsine tenuifolia L. pr..p. — KR. Sables maritimes : Tourlaville, Surtainville, etc.

Cette plante, couverte de poilsglanduleux abondants, a été regardée comme étant l'Arenaria viscidula Thuill.; cependant, d'après M. Jordan, à qui j'ai communiqué mes échantillons, ce n'est certainement pas l'A {sine viscosa Schreb., Jord., dontl'À. viscidula Thuill. est synonyme; ce n'est pas non plus VA. hybrida Vill., Jord., ni l'A. laxa Jord., bien qu'elle ait quelques caractères de cette

dernière espèce. Elle ressemblerait plutôt à l'Alsine tenuifolia dont elle a le port et les grandes fleurs, abstraction faite des poils glanduleux qui la recouvrent.

Honkenya peploides Ehrh. (Halianthus peploides Fr.). — AC. Sables maritimes, cà et là sur tout le littoral.

Moæbhringia trinervia Clairv. (Arenaria trinervia L.).— C. Lieux humides, haies ombragées.

ÂArenaria leptoclados Guss. — C. Murs et lieux arides, champs sablonneux.

— serpyllifolia L.(Aren. sphærocarpa Ten.). — C. Murs et sables maritimes.

— Lioydiüi Jord. pug. p. 37.— AC. Sables maritimes.

Plante naine, particulière aux sables maritimes et reconnaissable au premier coup-d'œil, mais que j'ai peine cependant à distinguer spécifiquement de l'espèce précédente, dont elle me semblerait volontiers n'être qu'une forme locale, si l'on ne trouvait dans la même station des individus bien caractérisés de l'Ar. serpyllifolia. La longueur des pédicelles fructifères m'a paru variable dans

- les trois espèces et ne pas offrir des caractères aussi rigoureux que le disent les auteurs.

Stellaria media Cyr. (Alsine media L.). — CC. Terrains

cultivés, lieux frais (vulg. Mouron, menuchon). — neglecta Weihe. —- AC. Haies et fossés humides. — Boræana Jord. pug. p. 33. — AC. Murs, toits et lieux secs.

— Holostea L. — CC. Haies et bois (vulg. Collerette à la Vierge).

— graminea L. — C. Haies et buissons.

Le St. glauca With. se trouve dans les endroits marécageux des environs de Valognes.

— uliginosa Murr. (Larbrea aqguatica S'-Hil.). — AC. Prés humides, bord des ruisseaux.

Moœænchia erecta Fl.der Wetterau (Cerastium glaucum 4 quaternellum Gren. et Godr.). — AC. Côteaux secs, murs, sables du littoral.

Cerastium viscosum L. non Sm. (C. glomeratum Thuill.). — C. Champs, bord des chemins.

— semidecandrum LL. — AR. Sables maritimes : Cherbourg, Tourlaville, ete.

— pumilum Curt., Gren. et Godr.— C. Sables maritimes, murs et côteaux du littoral.

La forme à fleurs tétramères (C. tetrandrum Curt.), est la seule abondante dans les sables maritimes. — vulgatum L. non Sm. (C. triviale Link). — CC. Champs, bord des chemins, murs.

Spergula arvensis L. — AR. Champs cultivés, talus des fossés.

Je n'ai vu ici que la forme à graines parsemées de papilles blanchâtres ou roussâtres (Sp. vulgaris Bônngh.).

Spergularia rubra Pers. (Arenaria rubra L.; Lepigonum rubrum Wahlberg). —AR. Côteaux secs, haies sablonneuses et bord des chemins : enceinte du port militaire, montagne du Roule, Cosqueville, Gonneville, falaises de Jobourg, etc.

La forme de l'intérieur des terres est dressée, grêle, presque glabre, à feuilles à peine fasciculées (var. pinguis Fenzl?); celle du littoral au contraire est très rameuse diffuse, pubescente-glanduleuse, à rameaux fleuris presque toujours dépourvus de feuilles. Ce dernier caractère, le plusfrappant dans la description du Lepigonum neglectum Kindberg, m'avait fait supposer que notre forme du littoral pouvait appartenir à cette dernière espèce; mais M. le Dr, Lebel, qui a fait une étude monographique de ce genre, a rapporté sans hésitation mes échantillons au véritable Sperg. rubra. Je ne connais pas le Lepigonum neglectum Kindberg, qui a été recueilli à Cherbourg par M. Lenormand (cfr. Brébiss. fl. norm. éd. 3, p. #4).

— rupicola Lebel mss. (Sp. rupestris Lebel, Rech. p. 12!; Lepigonum rupestre Kindb.; Arenaria macrorhiza Le Jolis in Ann. Sc. Natur. 1847, non Requien).— AC. sur tout le littoral, principalement entre les fissures des rochers.

— marina Boreau (Arenaria rubra & marina L.; Sperg. salina Presl; Lepig. medium Wahlberg, Koch ; Spery. media « heterosperma Fenzi). — C. Vases maritimes et prés salés, sur tout le littoral.

— marginata Bor. (Arenaria marginata DC.; Lepig. marginatum Koch; Lepig. marinum Wahlberg; Aren. media L.; Sperg. media 8 marginata Fenzi). — AC. Mèmes stations que l'espèce précédente.

ÉLATINÉES.

Elatine hexandra DC. —R. Étang de Percy, à Tonneville (1858).

LINÉES.

Linum angustifolium Huds. — C. Côteaux, pelouses sèches, bord des chemins.

On rencontre souvent le Linum usitatissimum L. échappé des cultures et subspontané.

— catharticum L. — AC. Pelouses sèches, landes. Radiola linoides Gmel. — AC. Lieux exondés dans les landes et les chemins, lieux herbeux des falaises de la Hague.

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