‹ PlatonChapitre 100 sur 286 · V. ci-dessus, note · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, note

5. ProcL., Comm. Plat. in Tim., 281-283, éd. C. E. Car. SCHNEIDER, Vratislaw., 1847; — Bozsck, Untersuch.ueber das kosm. syst. d. Plat., p. 27, 74-75, Berlin, 1852.

6. De cœl., B, 13, 298", 30-32 : ἔνιοι δὲ καὶ κειμένην ἐπὶ τοῦ κέντρου φασὶν αὐτὴν [γὴν] ἴλλεσθαι (var. : χαὶ χινεῖσθαι) περὶ τὸν διὰ παντὸς τεταμένον πόλον, ὥσπερ ἐν τῷ Τιμαίῳ γέγραπται; — 1bid., 14, 296", 26-27 : οἱ δ᾽ ἐπὶ τοῦ μέσου θέντες ἴλλεσθαι χαὶ χινεῖσθαί φασιν περὶ τὸν πόλον μέσον. Ces deux textes se précisent l'un l'autre et suffisent à formuler l'opinion d'Aristote sur le point de la théorie platonicienne en question.

Tel est aussi le sentiment de Diogène de Laërce ! et de Cicéron qui ne font très probablement que redire le Stagirite ?. On sait également qu'Héraclide de Pont, disciple de Platon, et le pythagoricien Ecphante soutenaient que notre globe « tourne sur son centre » ὃ: et peut-être en cela n’exprimaient-ils pas seulement leur opinion personnelle.

Ces divers motifs s'équilibrent. La seule raison qui puisse incliner l'esprit vers l'hypothèse de l’immobilité, c’est que celle de la rotation ne s’harmonise pas avec le reste de l'astronomie platonicienne : le mouvement diurne y est déjà produit par la sphère des étoiles fixes. Mais, si l’on tient compte de la divergence des témoignages qui précèdent, on sentira sans nul doute que cette autre considération ne constitue guère qu'une probabilité. 1] paraît sage d'admettre que la pensée de Platon sur la rotation de la terre a subi certaines variations, ou du moins qu’elle n’a jamais été suffisamment explicite. |

Les corps que contient le ciel, ne diffèrent pas seulement au point de vue du site et du mouvement; ils présentent aussi des divergences de nature. C’est de terre que le Démiurge forma la masse centrale, comme l'indique d’ailleurs son nom. Mais « l'espèce » supérieure, « 1] la composa presque entièrement de feu, afin qu’elle fût plus belle à voir » et qu'elle entourât notre globe comme d'un diadème de lumière *.

Par contre, ces grands corps obéissent tous au même genre d'impulsion, qui est interne. Ce ne sont pas des masses brutes, comme ces astres dont Démocrite a peuplé ses espaces infinis. Chacun d’eux, y compris la terre, vit

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