‹ PlatonChapitre 105 sur 286 · d., Ibid · texte numérisé non relu

d., Ibid

D OO ἢ μὰ

l'air, qui se comporte de même à l'égard de l’eau‘. Il en est « comme du mouvement d’une roue »?.

C'est ainsi « que la diversité des choses ne cesse de se produire, et qu'elle cause maintenant et causera toujours le mouvement perpétuel des corps »°. Quant à la génération des âmes, elle suit une loi analogue, mais qui se fonde sur un autre principe. Comme les individus sont mortels, la nature leur a donné l’inextinguible amour de la reproduction, qui assure l’immortalité des espèces“; et cette loi est disposée de telle sorte que, à la place d’une âme qui disparait, il en naïsse toujours une autre : la vie produit la mort et la mort la vies.

Grâce à cet équilibre instable, le monde ne risque pas de glisser insensiblement vers le repos absolu et de s'endormir comme un autre Endymiont. La vie et le mouvement y représentent toujours la même somme, aussi bien que l'être lui-même; et la nature réalise son vœu qui est de persévérer à l'infini dans la beauté.

Il y ἃ comme à la base de la nature trois faits généraux dont il convient de parler à part : je veux dire le mouvement, le temps et le lieu. |

Platon n’essaie pas, ainsi qu'Aristote, de donner une dé-

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