Id., Tim., 37e
5. 1d., Ibid., 382 : τὸ δὲ ἦν τό τ᾽ ἔσται περὶ τὴν ἐν χρόνῳ γένεσιν ἰοῦσαν πρέπει λέγεσθαι" χινήσεις γάρ ἐστον...
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ce mouvement doit être régulier. D'autre part, le temps n'a ni commencement ni fin, vu qu'il est parallèle à la nature; et, par suite, il faut que ce mouvement, tout en différant de l'éternité, lui équivaille de quelque manière et l'emplisse de son devenir. Que peut donc être le temps? la rotation de la sphère céleste ; car il n’y a que ce mouvement qui réponde à l'idée que l’on s’en fait par la réflexion. « Dieu, par la manière dont il ordonna le ciel, fit de l'éternité qui repose dans l’unité cette image éternelle et harmonieusement mobile que nous appelons le temps !. »
Mais le mouvement de la sphère n’a ni point de départ ni point d'arrêt et garde toujours la même vitesse : 1] est d'une homogénéité absolue ; et, par là même, 1] faut une mesure à l’aide de laquelle on le puisse compter. Cette mesure nous est fournie par le cours des planètes, surtout par ceux du soleil et de la lune, que le Démiurge « alluma dans le ciel pour l’emplir de lumière et faire participer à lascience du nombre les êtres vivants qui en sont capables ». « Ainsi naquirent le jouret la nuit »; « ensuite le mois, après que la lune eut, dans son circuit, atteint le soleil »; enfin, l’année ordinaire, « après que le soleil eut terminé sa carrière » ?. « Quant à l’année parfaite, elle est accomplie, lorsque les huit révolutions sont retournées à leur point de départ 5. Chateaubriand
1. PLAT., Tim., 374, 38b-c, — C'est ainsi qu'Aristote entend la pensée de Platon (Phys., Δ, 10, 218", 33 et sqq.).