‹ PlatonChapitre 114 sur 286 · c-4; — Cf. ibid · texte numérisé non relu

c-4; — Cf. ibid

7. Lois, X, 897b : ... Ψυχὴ... νοῦν μὲν προσλαδοῦσα ἀεὶ θεῖον ὀρθῶς θεὸς οὖσα ὀρθὰ χαὶ εὐδαίμονα παιδαγωγεῖ πάντα : Ce texte ἃ des variantes, mais qui n’en altèrent pas le sens fondamental (Voir SraLze., XII, 178); — Lois, X, 89% :

. τίνα ἄλλον λόγον ἐροῦμεν À τὸν aûtov τοῦτον, ὡς ἐπειδὴ ψυχὴ μὲν ἢ ψυχαὶ πάντων τούτων αἴτιαι ἐφάνησαν, ἀγαθαὶ δὲ πᾶσαν ἀρετήν, θεοὺς αὐτὰς εἶναι φήσο-

il l'appelle aussi « notre roi » ΄, le « maître du ciel et de la terre » ?, le grand « joueur de dés » ὃ, le vrai « Zeus »#: autant de dénominations dont chacune suffit à l’identifier avec le « Démiurge ». Au dixième livre des Lors, cette identification est encore plus explicite. Il s’agit, en cet endroit, de prouver l'existence de Dieu; et la réponse de Platon, c’est que Dieu n'est autre chose que « l’âme bonne », celle que dirige la pensée.

Maintenant, nous sommes à même de formuler la vraie réponse au problème posé. D’après Platon, il existe une âme mondiale dont la partie supérieure, indéfectiblement dominée par la vue indéfectible du bien, a formé la nature et lui conserve à travers les âges son immortelle eurythmie : cette partie achevée de l’âme mondiale, voilà Dieu. Nous sommes à même aussi de voir comment s’est modifiée, avec Le temps, cette notion fondamentale. Il ne s'y est pas produit de rupture; elle est allée de l'implicite à l’explicite, comme un germe : elle ἃ suivi la loi du développement continu, toujours plus riche et plus précise, mais aussi toujours identique à elle-même. On peut remarquer également que cette notion, qui ne se complète qu’à la fin, rejaillit sur les dialogues antérieurs et les éclaire par places d’une lumière nouvelle. C’est déjà de Dieu qu'il s'agit dans ce passage célèbre du Phédon où Socrate s’enthousiasme pour la découverte d'Anaxagore et pense avec lui qu'il doit y avoir une intelligence au

μεν... (Nous ne prenons ici de ce texte que l'identité qu’il établit entre l’idée de la divinité et celle de l’äme qui obéit au νοῦς).

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