‹ PlatonChapitre 113 sur 286 · SIA OP RE PTE PE A · texte numérisé non relu

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dans ce sens. — Fort bien, Théétète !. » Dieu reçoit aussi le nom de démiurge dans le mythe du Pohtique?; et ce nom y prend deux sens qui se complètent l’un l’autre : il désigne à la fois l'auteur de l'univers * et son gouverneur “.

Mais en quoi consiste le « Démiurge »? Ce sont le Philèbe et les Lors qui nous l’apprennent, bien qu'avec certaines variantes dont 1] ny ἃ pas à tenir compte pour le moment. D'après le premier de ces dialogues, rien ne relève du hasard ni au ciel ni sur la terre; sous les âmes individuelles, il existe dans le monde « une âme royale », dirigée par « une intelligence également royale », qui a tout organisé, qui gouverne tout, qui préside aux mouvements célestes et conduit le chœur des années, des saisons et des mois®. Le même fond de doctrine revient dans les Loës, au dixième livref. Là encore, il s’agit d’une âme soumise à l'empire de la pensée et par suite à l’idée du meilleur, qui a produit et maintient avec une vigueur inflexible la beauté de l'univers. Qu'est-ce que cette âme? « Le Démiurge » lui-même, puisqu'elle en a les fonctions distinctives. On n'a pas d’ailleurs à se perdre en conjectures sur ce point; le langage de Platon à cet égard est assez formel pour dissiper tous les doutes. Il dit à diverses reprises que l’âme du monde, en tant qu'elle trouve sa mesure dans l'intelligence, est « Dieu »7;

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