Id., Lois, X
5. Id., Banq., 2042 : θεῶν οὐδεὶς φιλοσοφεῖ ουδ᾽ ἐπιθυμεῖ σοφὸς γενέσθαι " ἔστι γάρ; — Phædr., 278% : τὸ μὲν σοφόν, ὦ Φαῖδρε, καλεῖν ἔμοιγε μέγα εἶναι δοχεῖ χαὶ θεῷ μόνῳ πρέπειν. — Platon confère aux dieux la plupart des attributs
qu’il met en Dieu : ces deux derniers textes sont un exemple de cette manière, qui s’éclaircira d’ailleurs dans la suite de ce travail.
6. Id., Cratyl., 403°; — Phæd., 625-635, 80%; — Rep., II, 379%; LIL, 408° ; X, 612°; — Lois, 9015: — Τί.» 29ab, 29°.
lèges; on ne la corrompt pas non plus avec des sacrifices, des prières et des larmes. « Dieu, suivant l’ancienne tradition 1, est le commencement, le milieu et la fin de tous les êtres; il marche toujours en ligne droite, conformément à sa nature, en même temps qu'il circule à travers le monde. La justice le suit toujours, vengeresse des infractions faites à la loi divine ? .» Quoi que nous puissions entreprendre pour gagner « le gouverneur du grand Tout » à nos propres intérêts, 1] ne sort jamais de sa loi qui est de pourvoir au bien de l’ensemble, il ne commet jamais de faiblesse. Sa bonté est inflexible comme la raison qui lui sert de mesure ὅ.
Dieu peut tout : la preuve en est dans son ouvrage. Il a fait le monde et le gouverne #; or le monde atteint la limite du possible : 1] est unique comme son modèle, et renferme en son unité le maximum d'être dans le maximum d'harmonie.
Bien que partout présent et partout vainqueur, Dieu demeure inaccessible à nos sens : il n’a point de couleur ni de figure. Sa puissance n’est que l’efficience de sa science infinie et de son indéfectible amour du bien; etces deux attributs sont eux-mêmes invisibles par natureÿ.
Au spectacle de ses perfections Dieu trouve un bonheur inaltérable. Il n’éprouve pas de plaisir; car le plaisir a la douleur pour compagne; et la douleur qui envahit la terre, ne pénètre pas au séjour des immortels. Mais 1] voit et se voit ; et de cette double contemplation jaillit une joie pure et sereine comme la pensée, immuable aussi comme elle, qui l’emplit tout entier.
1. La tradition orphique (V. Srazzs., Lois, vol. X, p. 433-435).