‹ PlatonChapitre 117 sur 286 · Id., Tim., 46%; — Cf. Phædr., 246b · texte numérisé non relu

Id., Tim., 46%; — Cf. Phædr., 246b

6. Id,, Bang., 2025 ἃ : λέγε γάρ μοι, où πάντας θεοὺς φὴς εὐδαίμονας elvar χοὶ

Ces attributs qui constituent son essence, Dieu les possède toujours au même degré : ils n'ont point commencé et ne sauraient avoir de fin; ils ne peuvent subir non plus ni accroissement ni diminution !. « L'idée du bien », qui du dedans façonne « l'être véritable », exige aussi que le monde soit le meilleur possible ; et, par suite, qu'il 56tende le plus possible à travers la durée : « l’idée du bien » veut que le monde soit éternel?. 11 faut donc du même coup que sa cause immédiate le soit; or cette cause, c'est Dieu ὃ. De plus, comment la nature de Dieu pourraitelle changer? Ce n’est pas en vertu de « l'idée du bien » dont 1] procède, vu que cette idée est entièrement immuable. Il faudrait donc qu'il se changeât lui-même. Mais dans quel sens? Ce ne saurait être en mieux, « vu qu'il ne lui manque aucune perfection »; et l’on ne peut supposer davantage que ce soit en pis; « car aucun vivant, quel qu il soit, homme ou dieu, ne prend de son propre vouloir une forme inférieure à la sienne » ὁ. Le fond de l'être est le désir d’être; et ce désir a d'autant plus de force, 1] abdique d'autant moins que le sujet où 1l se développe a plus d'excellence et de bonheur.

Mais l’immutabilité de nature n’entraine pas nécessairement l'immutabilité d'action : c’est ici le lieu de le rappeler. Dieu, en tant que pensée des intelligibles, est toujours identique à lui-même; du moins l’est-il dans le sens

χαλούς ; ἢ τολμήσαις ἄν τινα μὴ φάναι χαλόν τε mai εὐδαίμονα θεῶν εἶναι ; — μὰ ὃ: οὐχ ἔγωγ᾽ ἔφην; --- Phædr., 347", 250b<; — Phileb., 22°, 33b<; — Lois, Vu, 792"

1. PLar., Phæd., 802-b, 106% : ὁ δέ γε θεός, οἶμαι. ἔτη ὁ Σωχράτης, xat αὐτὸ τὸ ζωῆς εἶδος.... παρὰ πάντων ἂν ὁυολογηθείη μηδέποτε ἀπόλ)υσθαι; --- Phær., 246%; — Tim., 845: (l'éternité de Dieu est d'ailleurs supposée par tout ce dialogue).

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