‹ PlatonChapitre 159 sur 286 · Id., Lois., I, G44ca · texte numérisé non relu

Id., Lois., I, G44ca

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d'examiner à son tour cette autre forme de notre activité morale.

Pour Platon, comme pour Aristote, le plaisir est inférieur à la substance, inférieur aux facultés, inférieur à l'acte lui-même; c’est une sorte d'épiphénomène qui s’y ajoute par surcroît. Le maïtre, à cet égard, va même plus loin que le disciple : dans sa haine persistante pour le plaisir, 1l en fait parfois une espèce de « non-être » ?.

Mais cet épiphénomène qui constitue l’essence du plaisir, Platon ne l'entend pas à la facon d’Aristote; 1] le place dans le devenir et le conçoit comme « une génération » ὃ, comme « un mouvement »#4. Pour Aristote, au contraire, le plaisir est « l'achèvement d’un acte »; c’est un « terme » et partant quelque chose de fixe 5.

Du fait que le plaisir est un « mouvement », il ne peut avoir sa mesure en lui-même. Abandonné à l’indigence de sa nature, il croît et décroît sans trêve ni limite, comme le lent et le rapide, le doux et le fort, le chaud et le froid; 11 enveloppe essentiellement « du plus et du moins » : c'est à la catégorie de « l'infini » qu’il faut le rattachert.

Au plaisir s'oppose la douleur. D’après Platon, elle en

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