‹ PlatonChapitre 17 sur 286 · VI · texte numérisé non relu

VI

faite au sujet du Phédon. Vers la fin du Χ' livre, avant de commencer le mythe d'Ere l’Arménien, Platon soutient assez longuement la thèse de la vie future; et l’on y voit qu'il singénie à fournir des arguments qui laissent le moins de doute possible sur ce point capital. Cependant, l'on ne trouve rien en cet endroit qui rappelle de près ou de loin la preuve si importante du Phèdre, celle du τὸ αὑτὸ χινοῦν !. Il serait bien étonnant que l’auteur n’en eût pas parlé, s'il la connaissait à ce moment-là.

Ces conclusions jettent une lumière nouvelle sur la manière dont s’est effectuée la composition de la République

On ne peut guère en contester l'unité. Le premier livre nous est donné comme un « prélude »?; on y trouve également une allusion assez nette au mythe qui couronne l'œuvre tout entière*?. L'auteur lui-même a le soin de nous dire comment le livre V° se rattache au précé-

dent : τάχα δὲ οὕτως ἂν ὀρθῶς

χοι, μετὰ ἀνδρεῖον δρᾶμα παντελῶς διαπερανθὲν τὸ γυναιχεῖον αὖ περαίνειν, ἄλλως τε χαὶ ἐπειδὴ σὺ οὕτω προχαλεῖέ. Il prend aussi la précaution de résumer les livres V-VII*, au début du livre VII‘5 : ce qui montre entre ces différentes parties l'existence d’une suite voulue. Par conséquent, 1] n’y ἃ pas de raison de supposer, comme l'a fait Hermann, que les livres V-VII® sont postérieurs aux livres VIII-IX*6; d'autant que cette interversion se trouve en désaccord avec les données de la stylistique.

Mais ce serait une exagération de croire que l’unité de la République ressemble à celle que nous demandons aux

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