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mit, en remontant à des principes plus élevés. L’eschatologie de Platon dérive en effet tout entière de la notion qu'il s'est faite des intelligibles, de la pensée, de l’âme cosmique et de « l’élément matériel » : elle procède tout entière de sa métaphysique générale, qui se ramène ellemême à la déduction de « l'idée du Bien ». Sous ce rapport, la philosophie de Platon est frappante d'unité organique autant que de profondeur. Ce n'est pas qu’il résolve avec une égale assurance [65 diverses parties du problème de l'immortalité. Même sur les points essentiels et qui lui sont le plus à cœur, son dogmatisme a parfois de singulières réserves. « En pareille matière, dit-il dans le Phédon, 11 est impossible, ou du moins très difficile d'arriver à l'évidence... Parmi les raisonnements humains, il convient de choisir le meilleur et le plus solide et de s'y risquer comme sur une nacelle pour faire la traversée de la vie. » « La chose, écrit-1il vers la fin du même dialogue, vaut la peine qu’on se hasarde d'y croire : c’est un beau risque, c’est une espérance dont 1l faut comme s'enchanter soi-même !. » Ce grand génie a senti ce que sa thèse enveloppait de mystère : 1] s’est rendu compte que sa démoustration devait présenter des lacunes; et l'homme en lui ἃ rabattu le philosophe.