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Es
sens de laquelle tout est fixé dans l'unité absolue. Il décide alors que l'on traitera pour le moment du premier de ces systèmes {. Quant à l’autre, 1] croit devoir l’écarter du présent entretien, vu que c’est une doctrine trop complexe et trop profonde pour être examinée sous forme d’épisode®. Cet examen a lieu dans le Sophaste : il constitue la partie principale et comme le fond de cet ouvrage. On ἃ d’ailleurs sur la relation du Sopluste au Théétète un témoignage plus direct et plus formel. Socrate, vers la fin de ce dernier dialogue, fait promettre à Théodore et à Théétète de revenir le lendemain matin au même endroit pour y reprendre l'entretien. Or le Sophiste commence précisément par ces paroles : χατὰ τὴν χθὲς ὁμολογίαν, ὦ Σώκρατες, ἥκομεν αὐτοὶ [θεόδωρός τε χαὶ θεαίτητος]. C’est donc bien que cet écrit ne fait que poursuivre la question de la science posée dans le Théétète.
Mais il ne faudrait pas conclure de là que ces deux dialogues ont été composés à peu près vers le même temps. Vu ses particularités stylistiques, le Sophste est notablement postérieur au T'héétète : par exemple, c’est déjà le règne des ὄντως et des χαθάπερ. De plus, Socrate ne joue plus ici qu'un rôle très accessoire : il se borne à ouvrir le dialogue ; Théétète et l’Étranger sont chargés de le soutenir. On y trouve aussi certaines réflexions qui sont déjà celles d’un vieillard. L'Étranger fait, à propos du savoir universel des sophistes, cette remarque finement ironique : « Peut-être, vous autres jeunes gens, voyezvous plus net et nous plus trouble en cette affaire. »? Il parle un peu plus loin, comme dans le dixième livre des Lois, des changements que produisent l’âge et l'expérience