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dans les opinions de la jeunesse !. C’est là le langage d’un homme qui a déjà vécu longtemps.
Le Politique, à son tour, fait suite au Sophiste. Platon a soin de nous en avertir dès le début de ce dialogue. Socrate lui-même l'ouvre par ces paroles : « Combien je te sais gré, Théodore, de m'avoir fait faire la connaissance de Théétète, ainsi que celle de l'Étranger! » Or le premier de ces personnages est présenté à Socrate dans le dialogue qui porte son nom, et le second au commencement du Sophiste. Un peu plus loin, l'Étranger fait remarquer à son interlocuteur qu'après le Sophiste il convient d’étudier le Politique et qu’en l'étudiant on procédera comme pour le premier ?. On relève d’ailleurs, au cours du Politique, plusieurs citations plus ou moins explicites du Sophiste lui-même ?. Rien n’est mieux établi que le rapport de succession de l’un de ces dialogues à l’autre.
IL semble même que Platon aït écrit le Politique assez longtemps après le Sophiste. Il y pousse plus loin l'analyse de sa méthode; il y remarque en particulier : que l’on doit se garder, dans la dichotomie logique, de prendre pour des espèces toutes les parties que l’on obtient‘. Ce dialogue renferme également une explication nouvelle du grand et du petit. Le grand et 16 petit ne sont plus seulement tels, parce qu'ils participent aux « idées » correspondantes; ils ont une mesure interne qui leur vient de la fin où ils tendent, et qui constitue à la fois l’essence de l’art et celle de la vertu ὅ : c’est déjà