V. plus haut, p
9. PLar., Lois, III, 696°-698?. — Ce n’est pas que Platon condamne le commerce in se (Lois, XI, 918*-919r); c'est au point de vue du fait qu'il l'envisage.
10. Zd., Ibid., V, 7422-<, — A Sparte, la monnaie était de fer. On visitait les maisons pour savoir s’il s'y trouvait de l'or ou de l'argent, et l'on pu-
be δὲ χὰ
ΝΥ POSE AN ΔΎ πο ARTS OS Le ee CR UE AE ?
RE" pe , ‘ ” à .
ἢ "LIRE
Il est défendu « à celui qui marie sa fille de lui donner une dot et à celui qui l'épouse d'en accepter ». Il l’est également de mettre de l'argent en dépôt et de prêter à usure ; dans ce dernier cas, l’emprunteur « est autorisé à ne rendre πὶ intérêt n1 capital » 1. Il n’y ἃ pas non plus de crédit possible ?.
Ces mesures, si strictes qu'elles paraissent, ne suffisent pas encore. Comme les colons disposent assez souvent de quelques ressources personnelles, et que, une fois en possession de leur nouvelle terre, 115 peuvent dans une certaine mesure augmenter le montant de leur fortune, il est bon d'instituer un cens proportionnel à l’excédent dont ils jouissent : ainsi le veut la justice géométrique, sur laquelle se fonde tout ordre social durable ; et c’est une garantie de plus contre l'invasion de la richesse?. Une autre garantie encore, et plus efficace, consiste à la limiter : on oblige tout citoyen qui ἃ quadruplé son lot, de verser le surplus dans le trésor public #.
Mais, si cet ensemble de règles économiques barrent la porte à la richesse, elles n'empèchent pas toute pauvreté : il est impossible de faire que certains individus, pour bien qu’on les protège, ne déchoïent pas de leur fortune. Platon, en face de pareils cas, prend deux attitudes très différentes. « L'homme tempérant, vertueux tout à fait ou en partie », ne saurait être réduit à la dernière misère dans un État et sous un gouvernement tant soit peu bien réglés : l'autorité sociale doit avoir quelque manière de lui venir en aide. Mais, pour le men-
nissait les coupables (XENOPH., Rep. de Laced., VII, 3-6, p. 685, éd. F.-Didot, Paris, 1838; PLur., Vit. Lycurg., IX, 2; Pozys., VI, 45, 4; 50, 8, éd. F.-Didot, Paris, 1859).