ITL, 697c—e; IV, 712c; VIII, 832c-4; IX, 875b
ἥν Lois, ὙΜΝ 2.712":
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voulue pour discerner ce qui importe au bien public et donner un vote compétent; et l’aurait-il, qu'il ne la prendrait pas, au moins d'ordinaire, comme mobile de sa conduite. Le peuple ne sait pas; et quand il sait, 11 ne veut pas !. Au fond, c’est l'ignorance et la passion qui mènent la démocratie; et ces deux vices, l’un de l'esprit, l’autre du cœur, y font d'autant plus de ravages qu'elle se fonde en même tempssur l'égalité arithmétique”. Car par là se trouve écartéle contrepoids de la naissance, de la vertu et de la richesse : si bien que tout est livré aux caprices et à la jalousie féroce de la foule. En vertu même de la logique de son développement, la démocratie ne peut aboutir qu'au règne des démagogues, ce chœur de « satyres » et de « bêtes fauves » qu’on voit circuler de toutes parts dans les assemblées publiques”.
Restent donc la monarchie et l'aristocratie : c'est entre ces deux dernières formes qu'il faut opter. Platon, dans le Politique, opine pour la première, entendue au sens tempéré que l'on a déjà vu. Mais, dans les Lois, son sentiment parait s'être modifié : ce qu'il y préconise comme l'idéal dont 1] faut se rapprocher le plus possible, c'est une sorte d’aristocratie où l’on fait à la justice arithmétique certaines concessions, mais où domine pourtant la justice géométrique.