Id., Ibid
en tout sens », «ildoit avoir un milieu et des extrémités ; et, dès lors, il faut de rigueur qu'il enferme des parties » ! : ce n'est plus l’un.
On peut imaginer encore une sorte de participation entre l’un et le tout. Mais alors les difficultés ne font que s'accroitre, au lieu de diminuer. Dans ce cas, en effet, il faut que l’un soit, puisque le reste y participe : 1l devient une dyade, comme on l'a déjà vu. En outre, il y a l’un et le tout, et dans le tout un nombre incalculable de parties : La multiplicité s’accuse plus que jamais, et sous Les formes les plus diverses ἡ. Reste à dire que l’un seul existe, qu'il n'y a pas de tout. Mais qui osera soutenir une hypothèse si violemment contraire aux données de l'expérience? « Ce qui arrive à l’existence est toujours un tout; en sorte qu'il faut nier la génération, si l’on ne met pas le tout au nombre des êtres *. »
De quelque côté que l’on prenne l’un, qu'on l’envisage en lui-même ou par rapport au monde, qu'on l'exténue à l'infini ou qu'on le grossisse de la réalité tout entière, la pluralité est toujours là, également obsédante et invincible : on ne la frappe pas d’ostracisme.
Impossible aussi de s'arrêter à l’unitarisme attenué d'Antisthènes.
D'après ce philosophe, l'être se fragmente en individus. Mais chacun d'eux ressemble au tout de Parménide; chacun d’eux est absolument un : si bien que l'on ne peut en affirmer aucun prédicat d'aucune sorte. Cet homme est homme, et ce cheval, cheval : voilà l'unique espèce de jugements qui soit légitime. Notre savoir se borne à nommer les objets #.