Id., Ibid
4. Id., [bid., 25194; — Arisr., Met., H, 3, 1043°,23-28. Si l’on compare.ces deux passages, on voit bien que Platon vise surtout Antisthènes. Mais ceux qui
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Mais « cette manie de séparer toutes choses les unes des autres... annonce un esprit étranger aux Muses et à la philosophie » 1. Il s'ensuit que rien n’est connaissable et qu'il n'y a pas de science. Bien plus, elle supprime la possibilité du langage; car parler n’est pas autre chose « que lier des idées entre elles » ?. Aussi les partisans de cette opinion se voient-ils contraints de se mettre en contradiction avec eux-mêmes. « Force leur est d'employer à chaque instant les mots étre, séparément, l’autre, 16 méme et mille autres de ce genre, incapables qu'ils sont de les tenir en bride et de ne pas les mêler à leurs discours : de telle sorte qu'ils n’ont besoin de personne qui les réfute, mais qu'ils logent, comme on dit, l'ennemi avec eux. Ils vont portant toujours en eux-mêmes leur propre contra- : dicteur, à l'exemple de ce pauvre fou d’Euryclès *. »
Ni la théorie de la multiplicité ni celle de l’unité ne suffisent àrendre compte des choses. Et, dès Lors, 1] n’y a plus qu'une ressource, qui est d’imiter les enfants; 1] fautles prendre l’une et l’autre : ἕν ἐπὶ πολλοῖς : telle est la vraie devise du philosophe.
Les idées ne sont pas comme les statues de Dédale, qui
partageaient le sentiment d’Antisthènes étaient nombreux ; ce philosophe avait une école. En outre, plusieurs sophistes, tels qu'Euthydème, Dionysodore, défendaient au besoin sa manière de voir. Platon s’en prend à toute la légion : ὅθεν γε, οἴμαι, τοῖς τε νέοις χαὶ τῶν γερόντων τοῖς ὀψιμαθέσι θοίνην παρεσχευάχαμιεν (cf. SrazLzBAuUM, vol. VIII, sect. π, p. 178). Ce qu'il y ἃ de suggestif dans la critique de Platon, ce n’est pas seulement sa vigueur; c’est aussi le dédain qui l’animeet la pénètre d’ironie. Platon goûte encore moins Antisthènes que Démocrite. — C’est aussi la doctrine d’Antisthènes, ou du moins l’une de ses variantes, que Platon expose et réfute dans le Théétète (201° et sqq.). Je dis une variante; car, dans ce dernier dialogue, ce n’est plus au tout individuel lui-inême, mais aux éléments qui le composent (πρῶτα στοιχεῖα), que s'applique la pensée Antisthénienne,