‹ PlatonChapitre 8 sur 286 · Id., Men., 100b · texte numérisé non relu

Id., Men., 100b

4, 93*-94°, 5. V.sur ce point GompEerz, Griechische Denker, pp. 304-305, Leipzig, 1903.

dialogues qu'apparait d’abord la théorie de la réminiscence, qui est comme l'aspect psychologique de celle des « idées » !. L'auteur n’y fait aucune allusion dans le Gorgias, bien qu'il y signale déjà les obstacles du corps à l'exercice de la pensée? et la distinction du sensible et de l'intelligible qui se développera par la suite 3,

La solution la plus naturelle, c’est que le Ménon forme avec le Protagoras et le Gorgias une sorte de trilogie dont il est le dernier terme.

On ἃ essayé de préciser davantage la place de ce dialogue, en s'appuyant sur la phrase qui concerne Isménias“. Mais le renom de richesse dont jouissait ce personnage ne peut se fonder sur le peu d’argent qu'il reçut des Perses; il s’agit donc de savoir d’où venait sa fortune et quand il l'avait acquise. Or on ne possède là-dessus aucune donnée positive ÿ.

Le Cratyle se rattache encore par sa teneur critique au Protagoras, au Gorgias et au Ménon. La lutte contre les sophistes y continue ; on peut même dire qu’elle y domine et sous la forme de la plus fine et plus mordante ironie 6. Il est néanmoins difficile de soutenir, avec Stallbaum 7 et Socher 8, que ce dialogue ἃ paru avant la mort de Socrate; car 1l est en progrès, par sa doctrine, sur le Ménon luimême. Platon y passe décidément du point de vue exclu-

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