‹ PlatonChapitre 80 sur 286 · IX, 859° et 544. ; V. plus haut, p · texte numérisé non relu

IX, 859° et 544. ; V. plus haut, p

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D'ailleurs, Platon lui-même ἃ formellement écarté cette explication. Il se demande, au cours du PAilèbe, si l'idée existe dans les individus, divisée par parcelles et devenue plusieurs, ou si dans chacun elle est tout entière, bien que hors d'elle-même; et il répond que « l’assertion la plus absurde du monde, c'est qu'une seule et même unité existe à la fois en une et plusieurs choses » 1.

Reste donc la théorie de « l’imitation ». La nature est l’ombre de l'être, la copie de l’intelligible, l’image mobile de l'immobile réalité. Et telle est, de fait, la solution que le Banquet renferme à l’état latent?, qu'exprime le Phédon*, qui éclate dans la République, surtout dans le mythe de la caverne‘, que le T?mée formule derechef et sous cent formes diverses *.

Mais tout n’est pas là. Les idées ne constituent pas seulement l’exemplaire de la nature; elles en sont aussi la cause finale. Le monde possède une âme qui se diversifie indéfiniment, mais qui conserve toujours, à quelque degré, je ne sais quelle sourde intuition de l'être «achevé » et « bien heureux ». De là, une sorte de désir secret, un amour inextinguible du meilleur qui l’agite du dedans et produit son branle éternel. La nature tend sans relâche à réaliser en elle-même la perfection de l’intelligiblef. Sur ce point, le maitre et le disciple sont d’accord ; ils vont la main dans la main.

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