‹ PlatonChapitre 88 sur 286 · Id., Phileb · texte numérisé non relu

Id., Phileb

CEE

une agitation chaotique, une suite de changements qui n'ont ni raison n1 règle. La nourrice du monde se mouvait avant qu'il fût organisé. Mais, « comme elle était soumise à des forces inégales et sans équilibre, elle était sans équilibre elle-même, poussée de tous côtés et 1irrégulièrement, recevant des corps une impulsion qu’elle leur rendait à son tour ». Les quatre espèces de corps s’entrechoquaient dans son ample sein, comme les grains de blé dans un van‘.

51 le mouvement de la matière est éternel, 1] faut aussi qu'elle le soit elle-même. Et, si la matière est éternelle, elle ne peut être mue du dehors; car alors elle est première et n a rien avant elle qui puisse lui communiquer une impulsion. Reste donc qu'elle s’ébranle de l’intérieur ; reste qu'elle contienne en soi le principe de son mouvement. Et dire que la matière contient en soi le principe de son mouvement, c'est affirmer du même coup qu’elle ἃ une âme ; vu que ce genre de cause est le seul qui se puisse mouvoir de son chef?. Mais cette âme, aussi longtemps

qu'elle est livrée à ses propres forces et n’a pas trouvé sa loi dans un principe supérieur, réagit d’une manière aveugle aux corps qu’elle meut elle-même et ne fait, par sa spontanéité, qu'en aggraver le désordre ",

La matière, pourvue d’une âme qui l’agite : voilà donc HE τ Ne un principe qu’il faut admettre. Mais 1l est loin de suffire à l'explication des choses.

La causalité peut déterminer, 1] est vrai, comme une

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