‹ PlatonChapitre 97 sur 286 · Id., Ibid., 4ιὖὺς · texte numérisé non relu

Id., Ibid., 4ιὖὺς

3. Id., Ibid., 36c-4, 390. — Rep., X, 617" et sqq. : là, les cercles deviennent des pesons enchâssés dans un même fuseau, qui représente la nécessité.

4. 1d., Ibid., 36° : τὴν μὲν δὴ ταὐτοῦ χατὰ πλευρὰν ἐπὶ δεξιὰ περιήγαγε, τὴν δὲ θατέρου χατὰ διάμετρον ἐπ᾽ ἀριστερά. Que la droite représente l'est et par suite la gauche l'ouest, c'est ce que nous apprennent les Lois (VI, 760°) : τὸ δ᾽ ἐπὶ δεξιὰ γιγνέσθω τὸ πρὸς ἕω. Mais alors il semble que le cercle du même doive aller de l’ouest à l’est et celui du divers de l'est à l'ouest : ce qui est contraire à la vérité. Pour comprendre la pensée de Platon, représentonsnous le cercle P :

supposons l'est au point e et l'ouest au point ὁ. En faisant mou- \, voir ce cercle suivant la flèche qui longe son côté, on le dirige de

gauche à droite, et par conséquent de l'est à l'ouest : tel est le

mouvement du même. Et l'on peut expliquer d'une manière analogue le mouvement du divers.

moindre qu’elles sont plus éloignées du centre de l’univers {.

La première sphère porte les étoiles fixes. Mais ces corps brillants n’y sont pas attachés comme des rubis; tout en partageant le mouvement de leurs cercles respectifs, 115 se meuvent aussi sur eux-mêmes, afin d’imiter le plus possible l’unité et l'identité de l'intelligence qui les domine *.

Sur les autres sphères s’échelonnent « le Soleil, la Lune et les cinq autres astres que nous appelons planètes ». « La Lune obtint l'orbite le plus proche de la Terre; le Soleil vint après, ensuite Vénus et l’astre consacré à Mercure dont les vitesses sont égales à celle du soleil, tout en possédant une propriété spéciale : ces trois astres, dans leur course, s’emprisonnent les uns les autres à tour de rôle # », en vertu de leurs précessions et de leurs régressions.

De l'opposition du mouvement des étoiles à celui des sept autres globes, résulte l’explication d’un phénomène céleste souvent remarqué. La première sphère tourne en un sens et les sept autres dans le sens contraire, emportant avec elles les corps lumineux qui s’y rattachent; d’autre part, les sept sphères ont, comme on l’a vu, un mouvement d'autant plus rapide qu’elles sont plus petites. De là vient que les astres errants, qui vont le plus vite, semblent atteints par ceux qui vont le plus lentement, tandis qu’en réalité ce sont eux qui les atteignent ‘.

Outre le mouvement qu'ils recoivent de leurs sphères, les astres intérieurs ont-ils un mouvement de rotation, comme

1. PLAT., Tim., 39°; — Lois, X, 893c-4; — Cf. Ibid., VII, 8223.

2 Fd:; Tim: 40°,

3. 1d., Ibid., 38% — V. Cousin, en traduisant δύναμιν par mouvement et xatalauGäverv par atteindre,a commis deux contre-sens (Loc. cûit., t. XII, p. 131). Pour comprendre ce passage, il est bon de se reporter à la notede Stallbaum (VII, pp. 163-164).

4, 1d., Tim., 39°. — Le sens de ce passage n'apparaît pas clairement à

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