‹ Platon [microform]Chapitre 101 sur 287 · V. En. ZeLLer, loc. cil., p. 812, note · texte numérisé non relu

V. En. ZeLLer, loc. cil., p. 812, note

2. PLar., Tim., 40. — On peut dire, il est vrai, que, d'après Platon, la terre est ronde et que cependant elle ne se meut pas sur son axe. Mais, d’abord, c’est là un point controversé, comme on le verra un peu plus loin. De plus, la terre se trouvant au centre, du moins d’après le Timée, il y a des raisons spéciales et conformes aux principes de la cosmogonie platonicienne, pour qu'elle soit immobile.

3. Id., Ibid., 40° : τὰ δὲ τρέπομενα χαὶ πλάνην τοιαύτην ἴσχοντα, καθάπερ ἐν τοῖς πρόσθεν ἐῤῥήθη, χατ᾽ ἐκεῖνα γέγονε. Κατ᾽ ἐχεῖνα semble bien se rapporter ici aux ἀπλανῇ τῶν ἄστρων ζῶα : c'est le sens le plus naturel.

« La terre, notre nourrice, est roulée autour de l'axe qui traverse l'univers. » Elle revêt la forme sphérique, comme les astres, et ne subit aucun déplacement !. Mais ne se meut-elle pas sur elle-même ? C’est une question touchant laquelle Platon ne s'exprime pas en termes décisifs. On n'a guère qu’une phrase du 7imée pour éclaircir son opinion sur ce point ?; et cette phrase ne suffit pas. La terre est d'abord présentée comme « roulée » ὃ autour de l'axe du monde : ce qui semble vouloir dire qu'elle lui est assujettie de toutes parts et que par là même elle ne se meut pas. Puis, l’auteur ajoute qu’elle est « la gardienne et la productrice du jour et de la nuit » : ce qui fait supposer qu’elle se meut #. D’autre part, les historiens ne sont pas d'accord sur l’enseignement de Platon à cet égard. D'après Plutarque, Galien, Proclus, Simplicius et Chaleïdius, le fondateur de l'Académie aurait admis l’immobilité de la terre ©. Aristote en est pour l'interprétation opposée °.

1. PLAT. Phæd., 1095; — Tim., 40b< : γὴν δὲ τροφὸν μὲν ἡμετέραν, εἱλλομένην δὲ περὶ τὸν διὸ παντὸς πόλον τεταμένον φύλαχα χαὶ δημιουργὸν VUXTÉS TE χαὶ ἡμέρας ἐμηχανήσατο... --- Platon a-t-il toujours eu cette manière de voir? On peut le mettre en doute. D'après un passage de la République (IX, 5841-), le χάτω esl la terre et le μέσον un point dont le vulgaire dit que c’est en haut. De plus, Théophraste raconte (PLur., Plat. quæst., 1, 1006) que Platon, dans sa vieillesse, se repentit d’avoir fait de la terre le centre du monde; — Cf. Id., Vüt. Num., ©. 11 (il est vrai que la valeur de ces textes est discutée : V. Ep. ZELLER, loc. cil., p. 808, note 2, et DiELs, Dox., 494, 1, n°5; mais il est très possible que, sous l'influence croissante des Pythagoriciens, Platon ait fini par incliner vers leur sentiment). — Cf. PLoriN, Enn.. II, 2, 1, éd. Creuzer οἱ Moser. Paris, 1855; Euses., Præp. Ev., XV, 8, éd. Migne, Paris, 1857.

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