ΠΙ, 75, éd. G. Cobet, Paris
2. ACad., 1, 2, 39, éd. Bouillet, Paris, 1828. 3. PLUT., De placit. pythag., II, 13; — V. aussi, pour HerAcL. DE Powr,
Procl. comment. in Tim., p. 281, éd. Schneider. 4. PLAT., Tim., 403.
de la vie la plus noble et la plus harmonieuse: chacun d'eux possède une âme en commerce éternel avec l’intelligible et éternellement dominée par le charme qu'il exerce : le ciel est plein de dieux !.
Quand tous les astres eurent reçu la naissance, l’ordonnateur de l'univers leur parla ainsi : « Dieux issus d’un Dieu. vous dont je suis l’auteur et le père, il reste encore à naître trois races mortelles. Sans elles, le monde serait imparfait; car ilne contiendrait pas en soitoutes les espèces d'animaux, et 1] doit les contenir pour être parfait. Si je leur donnais moi-même la naissance et la vie, ils seraient semblables aux dieux. Afin donc qu'ils soient mortels et que cet univers soit réellement un tout achevé, appliquezvous, selon votre nature, à former ces animaux, en imitant la puissance que j'ai déployée moi-même dans votre formation ?. » La naissance des astres n’épuise pas la richesse de l'être; et par là même, ces corps brillants, si beaux que soient « leurs chœurs de danses », ne suffisent pas à constituer l'univers. Après eux, vient la race humaine qui participe encore de la raison ὃ; après la race humaine, les animaux proprement dits qui participent encore du « cœur », ce principe d'émotions et d’élans généreux *; après les animaux, les plantes qui n’ont plus que des sensations ὅ. C'est alors seulement que se ferme le cycle des générations primitives, parce que c’est alors que la hiérarchie des espèces possibles se trouve entièrement réalisée.
Si variés que soient les corps qui forment l'univers,
1. PLAT., Tümm., 38e, 399, 40nc; — Lois, X, 886%, 8984 et sqq. ; XII, 9668: — Cf, Cratyl., 397c4.