Id., Tim
3. Id., Ibid., 41%, 42° et sqq., 69°-70*, 73c-à, . Id., Lach., 196° et 544.
. Id., Tim., 775,
ils se ramènent tous à quatre genres, comme on l’a déjà vu ! : la terre, l’eau, l’air et le feu; car l’éther n'existe pas ou n’est que l’air à son plus haut point de fluidité*. Chacun de ces genres se compose de particules qui ont une figure spéciale : celles du premier sont cubiques, celles du second octaédriques, celles du troisième icosaédriques et celles du dernier pyramidales ὃ. Ces figures elles-mêmes dérivent de deux triangles or1ginels, la première du triangle rectangle isoscèle et les trois autres du triangle rectangle scalène dont l'hypothénuse est double de son petit côté. Elles sont d’ailleurs indivisibles et qualitativement immuables, comme les atomes de Démocrite : c’est là que se rejoignent, dans leurs théories physiques, le mécaniste d’Abdère et le fondateur de l’Académie. De plus, si tels sont les éléments des corps, la loi de l’universelle transformation subit une entorse que Platon d’ailleurs avoue lui-même : l’eau, l’air et le feu peuvent se convertir l’un dans l’autre : mais de la terre aux autres corps, il n’y ἃ pas de passage.
En quoi consistent les triangles originels? Ce n’est pas chose facile à préciser. Probablement, ils ne sont pas de simples abstractions géométriques; Aristote, en cette question, nous semble passer à côté du vrai. On ne peut non plus les comparer « à des feuilles minces d’un métal quel-
9, PLAT., Tim., 58°; — Phæd.,109b-<, D'ailleurs, tous les éléments corporels se composent, d’après Platon, de triangles rectangles; la cinquième combinaison, au contraire, est le dodécaèdre (Tim., 55°) qui est formé de pentagones, surfaces indécomposables en triangles rectangles; elle ne peut donc constituer aucun élément (V. ZELLER, Loc. cit,, p. 800, note 6). — Sur ce point, Platon diffère d'Aristote, pour lequel l’éther est un cinquième élément (V. notre Aristote, 124-126).