ἃ. — Cf. Ibid., IV
. PLar., Lois, X, 8990,
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Les astres, y compris la terre, ne sont pas autre chose que « l'âme royale », en tant qu'elle réussit, dans son effort vers le Bien, à donner à ces corps une forme éternelle et parfaite ! : c'est Dieu lui-même devenu visible. Là se trouve sans doute la raison pour laquelle il arrive si souvent à Platon de dire indifféremment Dieu ou les dieux ?. À son sens, le premier de ces mots désigne la cause organisatrice du monde: et le second, les formes immortelles que cette cause revêt : ce qui est encore elle. C'est d’ailleurs cette façon de parler que l’on retrouve chez les stoïciens, dont la théologie dérive de Platon peutêtre plus encore que d'Aristote 5. Pour eux aussi, [65 expressions Dieu et Les dieux signifient au fond la même chose considérée sous des aspects divers.
Tout autre est le sens que Platon attribue aux divinités mythologiques. En réalité. ce ne sont pour lui que des fictions. Il le fait assez voir par la liberté presque aristophanesque dont 1l use à leur endroit #; il le montre également
par la fine ironie avec laquelle il en parle lui-même. « Quant aux autres dieux, dit-il dans le Timée après avoir
expliqué la naissance des astres, savoir et raconter leur
génération est une besogne qui nous dépasse. Il faut s'en rapporter aux récits des anciens; puisqu'ils sont descendus des immortels suivant leur dire, ils connaissent sans doute leurs ancêtres. Comment d’ailleurs ne pas croire aux €nfants des dieux! Leurs récits, ilest vrai, ne paraissent pas très fondés ni même vraisemblables; mais, comme
{. PLaT., Lois, X, 897", 899”.
9. 1d., Gorg., 507°-508*; — Bang, 902-203 ; — Cf. Ibid., 203-204"; — Phæd., 62b-4, 80°-81*, 106%; — Rep., IX, 381"; — Lois, IV,716°, 7172; — Tim., 74°.