PLat., Lois, XII
4. Id, Bang., 202, 203°, 204; — Rep. II, 379*-383c; III, 389" et sqq. ; X. 612°-613°; — Phædr., 2464 : τὸ δὲ θεῖον χαλόν, σοφόν, ἀγαθὸν καὶ πᾶν ὅ τι τοιοῦτον: --- 1bid., 2474 ; — Theæt., 1519 : … οὐδεὶς θεὸ ςδύσνους ἀνθρώποις; — Lois, IV, 713 et sqq., 716°-717»; X, 8862 ; XII, 941"; — Crüibi., 1090,
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Voilà l'idée qu'il faut faire prévaloir sur la tradition corrompue; voilà ce qu'il est nécessaire d’implanter dans les esprits, si l’on ne veut que la divinité, qui est « l’amie du bien », ne devienne la protectrice permanente du mal. Cette réforme une fois opérée, on peut introduire les dieux olympiens, sinon dans la cité idéale, du moins dans celle dont l’organisation est appropriée à la faiblesse des hommes; ils sont encore un moyen de délivrer la foule de ses misérables passions.
Au-dessous des dieux et au-dessus des hommes, il ya des «démons ». Ces « démons » ont enpartage la sagesse el la bonté 1. Chacun de nous a le sien qu'il ἃ choisi avant de venir en ce monde, qui l'accompagne pendant sa vie et l’introduit, après la mort, dans le séjour de l’Hadès *. D'après le mythe du Politique, ils avaient sous le règne de Chronos la garde des animaux : et ces « divins pasteurs » remplissaient si bien leur tâche que toute trace de férocité avait disparu de la terre et qu'il ne se produisait dans leurs troupeaux ni guerre ni querelle d'aucune espèce 8, Dans le mythe du IV: livre des Lois, qui n'est qu'une variante du premier, ce sont les démons euxmèmes qui gouvernent les hommes 4, Ilest d’ailleurs resté quelque chose de cet âge d’or : « les contrées les plus favorables à la vertu sont celles où règne je ne sais quel souffle divin et qui sont échues aux démons les plus bienveillants ὃ.» Quelles que soient les vicissitudes par les-
ἔν 2. Id., Rep. X, 6179, 620%; — Pha d., 107de; — Lois, X, 903°. 3. 2714.
4. Ῥιλτ.. Crat., 397%-398b; — Cf. Apol.,27b<; Rep. III, 389*. ͵