d., Soph., 245-247; — Phæd
4, 1d., Phæd., 81°-4; — Lois, IX, 865%
tions de justice et de sympathie qui s'établissent entre cette vie et celle de l’au-delà ᾿.
Dire que l'âme relève du genre des choses immatérielles, c’est manquer encore de précision ; 1] faut ajouter qu'elle est :ndivisible. Mais ce dernier caractère, Platon le démontre d’une facon qui ne ressemble que de loin à celle des modernes. Il n’a pas la prétention d'établir que la pensée, prise en elle-même et de vue rose nous apparait comme absolument simple; ce procédé tout psychologique ne viendra que longtemps après Jui. Il choisit pour point de départ l’'analogie que l’âme soutient avec les « idées » : il se fonde sur sa métaphysique; οἵ tel est à peu près son raisonnement. Se diviser, c'esl changer; se diviser, c'est passer du possible à l'acte. Or les idées, étant par nature intégralement « finies », ne contiennent plus aucun germe de possibilité. Elles excluent donc tout changement et par suite toute espèce de division. Elles sont indécomposables, elles soni essentiellement simples ?; et, du même coup, notre âme doit l'être aussi de quelque manière, car elle est de leur famille *. Sans doute. elle ne leur ressemble pas de tous points; du milieu de la boue qui la compénètre, elle ne voit qu imparfaitement la vérité et la beauté. Maïs au fond, considérée en son essence, elle est pleine et brillante comme l’intelligible dont elle constitue l'aspect intérieur : si bien que, pour le conquérir entièrement, elle n’a pas besoin de se développer, mais seulement de se purifier *.
La pensée n'est pas le tout de notre être mental. Au
1. À moins que, comme l'indique le passage du Phédon cité ci-dessus (référence 4), l'âme n'ait gardé une sorte d’enveloppe physique à cause de son amour des plaisirs corporels : ce qui pourrait être.
2. Même raisonnement dans ARIST., à propos de l’indivisibilité du premier moteur : V. Met., À, 7, 1073°, 11 : ἀλλὰ μὴν χαὶ ὅτι ἀπαθὲς χαὶ ἀναλλοίωτον.