‹ Platon [microform]Chapitre 171 sur 287 · Id., Rep., IX, 5852-586°; — Phileb · texte numérisé non relu

Id., Rep., IX, 5852-586°; — Phileb

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Du même principe découle une autre conséquence qu'il importe aussi d'indiquer. Plus l'être devient réel, plus il tend vers la « fixité »; et plus l’être tend vers la fixité, plus le plaisir qui s’y rattache échappe lui-mème aux conditions de l'écoulement universel, s'élève au-dessus de la loi des contraires et se soustrait à la douleur. Âu terme de cette ascension, il n’y a plus que le repos de l'acte d’où découle une joie pleine qui est elle-même en repos. Et voilà le bonheur des « dieux » : c'est un milieu entre deux extrêmes qui n'existent plus ni l'un mi l’autre; la

perfection du « réel » les a supprimés 1.

L'âme humaine s’épanouit en facultés diverses; mais 1] ne faut pas conclure de là qu’elle ressemble aux « chevaux de bois ». Elle se ramène à l'unité par le fond de son être : c’est le même principe qui sent et se souvient, qui désire, raisonne et délibère en chacun de nous *. Et ce principe est hyperorganique; il est immatériel et par là même inaccessible à nos organes sensoriels : ni la pensée, ni le vice et la vertu, ni la sensation elle-même ne tombent sous les prises de la perception extérieure *. La tradition populaire veut, il est vrai, que les âmes des morts se montrent parfois aux vivants sous forme de fantômes 4. Mais c’est là une croyance que l'on ne peut entendre au sens rigoureux; elle n’a qu'une valeur mythique : sa signification se réduit à symboliser les rela-

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