PE EL
POP RE ρωι-
gres et salées, et toutes les humeurs amères et bilieuses qui errent par le corps, sont retenues à l'intérieur et mèêlent leurs émanations aux mouvements de l'âme, elles lui donnent des maladies de toute sorte, plus ou moins graves et plus où moins nombreuses. Portées vers les trois séjours de l’âme, quel que soit celui dans lequel elles tombent, elles s’y traduisent sous mille formes diverses, par la tristesse et le chagrin, l’audace et la peur, l'oubli et la stupidité!. » Même en son étai normal, le corps est un obstacle perpétuel « à la santé de l'âme », qui consiste dans la possession de la sagesse. Il a des appâts séducteurs et des besoins tyranniques qui la détournenti de « l'Étre » pour ne lui laisser en pâture que de vaines et funestes « apparences »; il l'opprime de son poids, l'entrave dans son essor et l'empêche ainsi de se conquérir elle-même : c’est une caverne « où nous sommes enchainés par les jambes et par le cou? ».
L'âme, de son côté, peut produire dans le corps toute espèce de troubles. « Lorsqu'elle lui est supérieure en énergie, elle y provoque une agitation intérieure qui l'emplit de maladies. Se livre-t-elle avec ardeur à ses études et recherches, elle le consume ; s’engage-t-elle dans les discussions et les combats de paroles en public ou en particulier, avec ces luttes et ces controverses, elle l'embrase et le dissout, occasionne des catarrhes et trompe la plupart de ceux qu'on appelle des médecins, en leur donnant le change sur les causes de ces phénomènes ὃ.»
Il peut y avoir une médecine de l'esprit par le corps et une médecine du corps par l'esprit. Et Platon l’a re-