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CHAPITRE VII

« Voyons, Socrate, reprit Diotime : que désire celui qui

aime les bonnes choses? — IL désire se les approprier.

— Ets'ilse les approprie, que lui en adviendra-t-il? — Cette fois, lui dis-je, la question me semble plus aisée : 1 sera heureux. — Bien; car c’est par la possession des bonnes choses que les heureux sont heureux; et 1] n'est plus besoin de demander en outre pourquoi celui qui veut être heureux veut l'être : tout est fini, je pense, par ta réponse. — Tu dis vrai, Diotime *. »

« Le grand et industrieux amour du bonheur? », voilà ce qui constitue 16 fond de notre nature et nous meut sans trêve ni repos, voilà ce qui fait le levier unique et tou-

jours tendu de notre activité tout entière. Nous voulons

ètre heureux, nous ne voulons que cela et le reste pour cela ; car, au delà de ce terme, nous ne voyons plus rien qui nous manque et puisse être l'objet d'un désir. Le bonheur est pour nous la fin qui ne se rapporte plus à aucune autre, c’est le but suprême de notre existence”.

Mais où convient-il de placer le bonheur ?

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