Socrates und Plato, p. 128 et sqq., Tübingen
3. Die Philos. der Griechen, 2* Theil, 1° Abtheïlung, pp. 541-542, Leipzig,
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déjà celle de l'acte et de la puissance moins le nom !. Le terme ἀ᾽ οὐσία lui-même ne s'emploie plus 16] comme dans le Phèdon, le Phèdre et la République : au lieu de désigner l’èv ὄντως ou l’un de ses aspects, il signifie l'être en général “.
Il est à noter aussi que Platon condamne la forme nar-
rative au commencement de ce dialogue, et parce qu'elle oblige l'écrivain à répéter indéfiniment des formules telles que celles-e1 : ἐγὼ ἔφ’: συνέφη, οὐχ ὡμολόγει ©. On peut donc supposer avec quelque raison qu'il n'y est pas revenu à partir du Théétète. Or c'est l'hypothèse qui se réalise, si l’on classe cet ouvrage après la République et le Phèdre ‘. Dans ce cas, tous les dialogues ultérieurs se trouvent avoir la forme dramatique.
On peut d’ailleurs serrer la ouestion de plus près. Euclide observe, dès le début, qu'il vient de rencontrer Théétète au port et qu’on l’apportait de Corinthe à la fois blessé et souffrant de la dysenterie 5 ; c'est donc que l’on se battait auprès de cette ville. De quelle guerre s'agit-il ? il est difficile que ce soit celle qui eut lieu de 394 à 387. Car Théétète nous est donné comme une célébrité : 1] est arrivé à la gloire. Or, à cette date, il n'a pas encore eu le temps de s’acquérir tant de renom : vu que, six ou sept ans auparavant, à peu près vers la mort de Socrate, 1] n'était encore qu’un adolescent (μειράκιον). Il faut donc que, si Platon a tant soit peu respecté les vraisemblances, on recule la guerre en question jusque vers l’année
1. 197b-d, 2 RS MERS, δέδιε» ὡὐδὴ ΕΠ Te - ς «Ὁ 2. 1δ8 : Οὐσίαν λέγεις χαὶ Un εἰναι; = OUTO γὰρ | οὔσια] μάλιστα ἐπὶ πάντων παρέπεται.
9. 148Ὁ-͵ 4. Le Phèdreest mixte à cause de la lecture du discours de Lysias. 49b - . ΤΥ ἊΝ \ x a. - x δι 5 ’ pe Er ᾿ " . 1425 : χαλεπῶς μὲν γὰρ ἔχει χαὶ ὑπὸ τραυμάτων τινῶν, μᾶλλον μὴν αὐτὸν τὸ γεγονὸς νόσημα ἐν τῷ στρατεύματι.
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368, où l’on se battait à nouveau dans l’isthme, ὍΝ le témoignage de Xénophon ‘. Mais alors La composition du Théétète devient elle-même assez tardive : il ἢ a pu paraître que dix ou onze ans après le Phèdre. Tr n
D'autre part, il est fort peu probable que ce a ogue soit postérieur à l’an 367. Le philosophe En τὴν une espèce de solitaire qui ne connait nl le ES ν : Place publique, ni celui du Tribunal ni celui τὸν PE qui ne s'occupe ni des votes ni des lois, Le n'haite a cité que par son corps ?. Ces paroles ne 5 expliqueraient pas après le second voyage en Sicile, qui eut lieu précisément l’année 367 et que Platon entreprit pour appliquer à Syracuse ses théories politiques”.
La période qui s'étend de 390 à 378 65: donc pour Platon la plus féconde et la plus brillante : c’est dans cet intervalle de dix ou douze ans qu’il compose la plupart de ses chefs-d'œuvre. Puis, survient tout à coup une longue période d'arrêt : Platon enseigne encore ; il n'écrit plus. On se demande si ce changement d’attitude ne serait pas une application de la théorie du Phèdre, au sens de laquelle les livres ne sont guère que de nobles amusements*, et si même cette théorie n'aurait pas été 1η5pirée à l’auteur par un certain insuccès de ses ouvrages.
Le Sophiste fait suite au Théétète, qui en prépare la thèse par voie d'élimination. Platon l’envisage déjà au cours de ce dialogue. A la page 181", 1] s’y voit en présence de la philosophie du devenir, d’après laquelle tout se meut sans cesse, et de la philosophie de l'être, au
1. Hellen., VIE, 1, 15, éd. Holtze, 1877 ; — ERN. CuRTIUS, Hist. grecque, t. IV, p. 424, Paris, 1894.
. 173ce 3. V. GOomPERZ, Loc. cil., p.444.
. 274 et sqq.; 2764, 2785.
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