‹ Platon [microform]Chapitre 18 sur 287 · et sqq · texte numérisé non relu

et sqq

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rie des idées ne se manifeste qu'à partir du livre V°; et la critique des poètes que l’on trouve vers le commencement

na Re ας du livre X°, repose sur des principes auxquels l'auteur n ἃ

pas encore fait appel en traitant de la même question.

L'opinion de Krohn! et de Pfleiderer? n est pas dépourvue de tout fondement : Platon a composé sa République parallèlement à toute une série d’autres dialogues durant laquelle son génie philosophique s'est découvert et mür1.

Ed. Zeller? et nombre d'autreshistoriens, tels que Stallbaum. Ast et Socher, ont pu croire que le Théétète fut écrit dans l'intervalle des dix années qui suivirent la mort de Socrate. C’est ce que semblent révéler la conclusion négative de cet écrit et la place importante qu y tient encore la personne du maïtre. On revicnt de cette manière de voir, lorsqu'on regarde la question sous un autre aspect : au fond, le Théétète présente des indices de maturité qui suffisent à le mettre après tous les dialogues précédents.

Le style en est plus concis et plus nu, la méthode plus rigoureuse et le criticisme plus profond. L’esquisse des catégories qu'on y trouve à la page 185, le rapproche du Sophiste ; et l'on en peut dire autani du problème de l'erreur : il y est posé avec la même force et la même acuité que dans ce dernier dialogue. Non seulement le mot δύναμις y paraît couramment avec son sens philosophique #, celui qu’a fixé le cmquième livre de la Πολιτεῖα ”; mais encore il y glisse sensiblement vers la Métaphysique d’Aristote : la distinction de l’£yew et du χεχτῆσθαι est

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