‹ Platon [microform]Chapitre 194 sur 287 · V. notre Socrate, p · texte numérisé non relu

V. notre Socrate, p

3. Prar.. Charmid., 161°-174% : la discussion du τὰ ἑαυτοῦ πράττειν s'élève par degrés jusqu’à cette conclusion que la vertu est la science du bien; reste à déterminer ce que c’est que le bien; et Platon se réserve de le faire ultérieurement: — Protag., 329°%-352° : toutes les vertus impliquent la science, c'est là leur trait commun ; — Gorg., 4604 : qui sait la justice la pratique; — Men., 87%-89° : ἀς ἀληθὴς ἀρετὴ... μετὰ φρονήσεως OÙ ἐπιτήμητη (Platon emploie ces deux mots indifféremment); séparée de la science, la vertu n’est plus qu’un simulacre,

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σχιαγραφία τις.... HO τῷ ὄντι ἀνδραποδώδης TE HAL οὐδὲν ὑγιὲς οὐδ᾽ ἀληθὲς ἔχουσα ;

À ΞΞ φρόνησις = ἐποιστήμ ; --- Pha d., 694-Ὁ : ξυλλήδδην

— Rep. 1. 3515: … σοφία τε καὶ ἀρετή ἐστι διχαιοσυνή; — Loës, I, θά4“-ρ0450; --ἰ 9 ᾧ μ ἱ Ϊ Cf. plus haut, p. 253, note 1.

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Mais cette définition socratique, Platon l’'adoucit de deux manières.

Au-dessous de la vertu parfaite, qui consiste dans la science, il admet à partir du Ménon une sorte de vertu commune qui n’est qu une opinion vraie!; et cette concession faite à l'expérience joue par la suite un rôle important dans sa morale et sa conception politique. D'après la République, c’est à cette vertu de second ordre que tout le monde doit d’abord s’exercer afin de faire taire les passions qui empêchent l'âme de se tourner vers « l'idée du bien » 5; c’est à cette vertu que doit s’en tenir la classe des guerriers ὃ : car 1] n existe qu'un très petit nombre d'hommes qui aient les aptitudes voulues pour faire de la dialectique avec fruit#. Les Lois vont encore plus loin. Sans doute, là comme ailleurs, le désir de Platon est que les chefs de la cité connaissent la raison des choses et s'élèvent ainsi jusqu’à la science du Bien; mais, vu la médiocrité du commun des hommes, il n'ose pas l’exiger; et, par suite, il se borne à demander, même pour « le conseil nocturne », la simple vertu d'opinion *.

La seconde différence introduite par Platon concerne l'élément passionnel de la vertu. La partie irrationnelle de l'âme comprend des données naturelles qui peuvent être réglées par laraison, mais qui ne s'y ramènent pas. Bien plus, ces données ne sont pas les mêmes chez tous les hommes : elles varient indéfiniment avec les individus. Il n'existe qu'un petit nombre d'âmes qui soient aptes à la dialectique; il y a des esprits obtus et des mémoires ou-

PLAT., Men., 97b-.

1d., Rep., VII, 518°-519°.

3. Id., Ibid., IL, 376° — III, 386°-412* : cetle éducation se réduit à la musique et à la gymnastique habilement mélées l’une à l'autre. 4. Id., Rep, VI}, 519° et 564.

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