‹ Platon [microform]Chapitre 204 sur 287 · Id., Ibid., 476c-e; — Lois, IX · texte numérisé non relu

Id., Ibid., 476c-e; — Lois, IX

3. V. Hipp. maj. Il résulte de ce dialogue principalement éliminalif que le beau est le bien et le bien l’utile (295°-297*). C’est Socrate lui-même qui suggère cette définition, la 6° et la dernière du dialogue (295°). II n'y voit qu'une difficulté, à savoir que le beau, étant la cause (τὸ ποιοῦν) du bien, ne saurait s'identifier avec lui (296°-297°, 303-304); et cette difficulté, que Socrate laisse ici en suspens pour embarrasser son sophiste, n’est pas si profonde que l'on n’en puisse déjà entrevoir la réponse : la suite des idées y conduit par voie d'élimination. Le beau est fait de proportion ; par là il devient l’utile, c. d. le bien : la cause formelle du beau est aussi et du même coup la cause formelle du bien, grâce à la mesure qu’il enferme. C’est, à l’état implicite, l'idée qui se développera plus tard aux VIe et VII: livres de la République, au cours du Politique et du Philèbe : dans ces dialogues, Platon distinguera le bien par excellence, le τὸ μέτρον ou τὸ πέρας, qui « produit toutes les choses belles et bonnes ». — Gorg., 474°-475*; — Rep., X,601%; — Theæt., 185°; — Politic., 2832-284° : — Phileb., 20°-22° ; — Lois, ΠΙ, 696° ; — Tèm.,87° : πᾶν δὴ τὸ ἀγαθὸν χαλόν, τὸ δὲ χαλὸν οὐκ ἄμετρον ; --- Cf. ci-dessus p. 254-255.

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