d., Phæd
1. Id., Bang., 182%; — Rep, II, 403%b; — phædr.. 230+-234° (discours de Lysias), 237°-241° (1°° discours de Socrate), 2505», 250°-251°; —
passion renferme de honteux, de contraire à la nature et
de fatal au développement des vertus. Il faut défendre, dit-il, « de détruire de dessein prémédité l'espèce humaine » : il faut obtenir « qu’on ne jette plus parmi les pierres et les rochers une semence qui ne peut y prendre racine », et que « l’on n'ait avec les femmes aucun commerce dont la génération ne soit Le but » !.
Pour opérer une réforme 81 profonde et dont la difficulté lui semble surhumaine ?, il invente d'abord des procédés de nature restrictive. On fera l'instruction des citoyens de manière à déterminer un courant d'opinion publique qui exclue l'amour unisexuel au même titre que l'inceste et l’adultère 5: « on affaiblira, autant qu'il est possible, la force de la volupté, en détournant ailleurs par la fatigue physique ce qui la nourrit et l’entretient » 4, Puis, la loi, venant à l'appui de l'éducation, « déclarera que l’honnèteté veut que l'on se cache pour faire de telles actions et qu'il est infime de les commettre au grand jour » ὃ.
Mais comprimer ne suffit pas, quand il s'agit d’inclinations de cette violence et si fortement enracinées par l'habitude : il faut encore trouver un objet qui les satisfasse en les purifiant. Et, ici, chacun songe à la famille où l'homme s’apprivoise de lui-même et convertit sa fougue en noble affection. Platon n’a point cette idée qui nous parait aujourd'hui si naturelle. La femme ne lui semble pas faite pour régner sur le cœur de l’homme; il croit que son vrai rôle est de donner des enfants à l’État et de
Lois, 1, 636be; VIII, 835P-836°; — V. dans Gowperz (loc. cil., p. 306-308) l'historique de l'amour chez les Grecs.