‹ Platon [microform]Chapitre 224 sur 287 · d., Ibid · texte numérisé non relu

d., Ibid

4. Id.. 1bid., IV, 704°-705°; — Cf. Rep., IV, 4222-4923" 5. Id., Lois, IV, 105» ἃ, 707a-b.

cordialité des rapports qu'ils ont, soit entre eux, soit avec

les étrangers » !. « Ils y prennent cette habileté misérable qui ne sert qu à duper les autres, comme nous le constatons chez les Égyptiens, les Phéniciens et beaucoup d'autres nations, devenues ce qu'elles sont par la bassesse de leurs métiers et des moyens qu'elles emploient pour s'enrichir ?. » Il est également désirable que le territoire de l’État soit heureusement situé. La configuration du sol, la chaleur, les vents, les eaux et les aliments que fournit la terre : ce sont là autant de causes qui influent sur le caractère des nations et tendent à leur donner un génie plus ou moins heureux. N'est-ce pas au bonheur de son milieu physique que la Grèce doit en grande partie le privilège d'être le plus vaillant, le plus spirituel et le plus humain des peuples °?

Il n’est pas bon que la capitale se trouve trop près de la mer, et pour la raison que l'on vient de fournir un peu plus haut ὁ. Il faut la mettre à l’abri des dangers du commerce, ce principe d'abaissement moral et de corruption. Le meilleur est de la placer « au milieu du pays » . On l'y bâtit en cercle et sur un monticule, « tant pour la sûreté que pour la propreté » 6. Au cœur de la ville, on élève l’Acropole, qu'il faut entourer de murailles comme d’une cuirasse protectrice 7. De cet endroit, ainsi que d’un centre, on divise la cité et le territoire en 12 parties que l’on fait plus petites quand elles sont de bonne terre, plus grandes quand elles sont de mauvaise, dans le dessein de maintenir l'égalité. Chacune de ces 12 parties doit se

. PLaT., Lois, IV, 7053.

. Id., Ibid., V, 747c-4,

. Id., 7478--͵

. Id., Ibid., IV, 704%<,

. Id., Ibid., V, 745”.

. Id., 1bid., VI, 778*.

ἡ. Id., Ibid., V 745b-<.

diviser à son tour en 420 segments : ce qui donne en tout 5040 portions. De chacune de ces portions, 1l convient de faire deux parts que l'on joint ensemble pour former le lot de chaque citoyen, l'une proche, l’autre loin de la ville 1, afin d'obtenir qu’en cas de guerre tous aient le même intérêt à défendre la patrie ?. À ce partage territorial, où l'on a mis le plus d'égalité possible, il faut faire correspondre le classement même des personnes en tribus, phratries, dèmes, bourgs et foyers *. Pourquoi ce genre de division plutôt qu’un autre? On en peut fournir deux raisons. D'abord, le nombre 5040 est pratiquement le plus commode, « vu qu'il a pour diviseurs tous les nombres depuis l'unité jusqu’à 12, hormis 11 » 1. En outre, voici, ce que l’on découvre en regardant à la manière dont 1] se constitue : 12 est le nombre des tribus; #20, le multiple de 12 par 35, est le nombre des portions qui composent chaque tribu; et 5040, le multiple de #20 par 12, le total des portions. 12 est done comme le motif qui va et vient à travers tous les modes du partage social : c'en est la forme. Or ce nombre « correspond aux mois et représente la révolution annuelle de l'univers ». Et, par suite,

on peut y voir « un principe divin », qui donne à l'État d'autant plus d'ordre et de stabilité qu'il en participe davantage *.

Il faut fortifier les frontières, y creuser des fossés, y

construire des redoutes et des tours 5. Mais à l'égard des

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