PLar., Rep., IV
ὃς Id., Theæt., 1765.
3. Jd., Rep., IV, 428»-434°; IX; — Politic., 271°-278; — Lois, 1, 631»- 632 : IV, 7052-7062, 707%, 713»-714v, 7168-b; — VI, 770°-771"; VII, 817.
dissoudre au bout d’un certain temps, et parce que la guerre en était le but unique. Cnosse et Sparte sont également tombées pour n’avoir cru qu à la vertu militaire !. Si l'empire de Cyrus disparut avec Cambyse et celui de Darius avec Xerxès, c’est que ces princes n'avaient nullement songé à l'éducation morale de leurs fils ?. Athènes elle-même, si forte et si brillante à l’époque des guerres médiques, s’est bientôt après grisée d'indépendance et le châtiment n’a pas tardé à se faire sentir : l'excès d’individualisme a livré aux « tyrans » les vainqueurs de Marathon *.
Le bonheur se réalise par la justice; et la justice ellemème requiert tout un ordre de moyens que l'on peut appeler les conditions sociales du bonheur.
Le territoire de l'État doit avoir autant de fertilité qu il en faut pour nourrir ses habitants, et pas plus. S'il est trop pauvre, la population se porte vers la mer, afin d'aller chercher au loin les biens qui lui manquent; s'il est trop riche, elle s'y porte aussi, pour utiliser le surplus qu’elle possède. Dans les deux cas, c'est le commerce qui fait son apparition et tend à se développer ὁ. Or le commerce ne vaut rien pour une cité dont le but principal est de conquérir la vertu. Il introduit la soif du gain et l’estime de la fortune ὅ ; il donne aux habitants « un caractère double et frauduleux : ce qui bannit la bonne foi et la
1. Pur. Lois, IT, 683°-690° ; — Of. Ibid. I, 625-681», 6370<, 639°, 641°; TU, 691°-692, 696%. 11] est visible, d'après ces divers passages, que Platon, comme Socrate et Xénophon, a une vraie sympathie pour la constitution spartiate.