‹ Platon [microform]Chapitre 232 sur 287 · DE ÉCART · texte numérisé non relu

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s'ils possèdent moins d'intelligence et de bonté que les autres hommes !, le fait s'explique en grande partie par la besogne qui leur est imposée, plus encore par les mauvais traitements dont nous les accablons ? : c’est nous qui les faisons tels; en général au moins, leur bassesse et leur perversité sont notre œuvre. De plus, ces vices qu'on leur reproche avec tant d’amertume, sont loin de s'étendre à tous les individus. Il y a des esclaves où l’excellence de la nature humaine garde encore ses droits. « Ne s’en est-il pas rencontré, et beaucoup, qui ont montré plus de dévouement que des frères et des fils, qui ont sauvé à leurs maitres la vie. les biens et toute leur famille*? »

Par le fait même que la condition des esclaves est naturellement fausse, elle devient un danger quotidien etcontre lequel on n’a souvent que des garanties inefficaces. « C'est ce que l'expérience a montré plus d’une fois : les révoltes incessantes des Messéniens, les maux dont souf-

frent les États qui possèdent beaucoup d'esclaves parlant

la même langue, et encore ce que l’on raconte de l'Italie où des vagabonds exercent toute sorte de brigandages », sont à cet égard des preuves trop éloquentes “. « La difficulté est moindre pour les Mariandyniens ὃ, esclaves des habitants d'Héraclée, et pour ceux de Thessalie appelés Pénestes 5. » Mais, même dans ces pays, le péril et l'in-

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