‹ Platon [microform]Chapitre 233 sur 287 · d., Ibid · texte numérisé non relu

d., Ibid

5. V. sur les Mariandyniens : ARIST., Polit., H,%6, 1327v, 11-15 : STRAB., XII, 2-4, p. 464, éd. Müller et Teubner, Paris, 1853; ATHEN., VI, 84, p. 263; Pausan., V, 26, 7, p. 271, éd. L. Dindorf, Paris, 1855. — Consulter, pour plus de détails, STALLB., Lois, t. XI, p. 203.

6. Pcar., Lois, VI, 776b-4, — V. ATHEN., VI, 85, 264. — Chez les Hébreux, la condition des esclaves était plus douce encore (V. L. GERMAIN LÉvy, La famille dans l'antiquité israélite, p. 83-90, Paris, 1905).

quiétude qu’engendre l'esclavage, sont loin d’être entièrement conjurés.

Si l’on ne peut supprimer le mal, on peut du moins le diminuer; et l’on ἃ deux moyens d'y réussir. Le premier est de choisir des esclaves de langue et de nationalité différentes, afin qu'ils soient moins portés à conspirer entre eux. Le second est de les traiter toujours d’une manière raisonnable. Le fouet et les étrivières ne suffisent pas à les réduire; il y faut un certain mélange de douceur et de sévérité. Le meilleur est « d'être juste à leur endroit, plus juste, s’il se peut, qu’envers des égaux »; de ne jamais plaisanter avec eux, comme on le fait trop souvent; et de les punir quand il le faut et dans la mesure où il le faut. Encore importe-t-1l, en ce dernier cas, de rester toujours maître de soi-mème, afin de leur faire sentir que, si on les châtie, ce n’est point par méchanceté‘.

Même affranchi, l’esclave ne devient pas totalement libre. Il reste encore soumis à certaines obligations envers son maître : il doit aller trois fois le mois lui offrir ses services; il ne peut se marier sans son agrément; ei, si sa fortune vient à dépasser celle de son patron, c'est ce dernier qui a droit au surplus?. L'État, de son côté, ἃ des rigueurs spéciales pour l’affranchi; la Loi le traite comme un étranger : il ne doit pas demeurer plus de vingt ans dans le pays, à moins d'en obtenir la permission des magistrats et de son maître. Supposé de plus que ses biens s'élèvent « au delà du troisième cens », 1l est contraint, sous peine de mort et de confiscation, « à sortir du territoire avec tout ce qu'il possède »°. L'esclave n’acquiert jamais l'indépendance complète, celle

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