V. Εν. ZELLER, Loc. cil., p. 982, note
2. On ne se propose pas ici de faire une étude complète de l’ancienne Académie; cette étude ἃ été. faite par En. ZELLER (loc. cit., p. 982-1049)
et l'on peut dire que, au point de vue des documents, il n’y manque rien.
Platon était allé pythagorisant de plus en plus sa théorie des idées; le même mouvement ne fit que s’accentuer après 101]. |
D'après Speusippe!, il existe à l’origine des figures evo métriques. Autant qu’on peut le savoir, ces figures géométriques sont constituées d’après des nombres : elles y trouvent leur loi interne et comme leur forme. De leur côté, les nombres dérivent tous de deux principes qui ne sont plus l’un, le grand et le petit, mais l'un et le plusieurs. Grandeurs et nombres s’identifient avec les êtres mathématiques eux-mêmes, c’est-à-dire avec les abstrace tions dont se composent les sciences exactes. Toutefois, 115 n’en sont pas moins immuables, indivisibles et séparés du monde des sens. C’est par là que Speusippe rejoint Platon 3: le reste est du Pythagorisme raffiné. Xéno-
Notre désir est seulement de montrer quel a été le sort de la doctrine de Platon immédiatement après lui; c'est là surtout ce qui nous paraît suggestif- 1. V. sur cet académicien, Fiscuer, De Speusippi vita, Rastadii, 1845; RAVAISSON-MOLLIEN, Speusippi de primis rerum principus γεν ie 1838: Brannis, Græc.-Rôm. Philos., t. 1, 376 et sqq., Berlin, 1862-64; Καὶse, Forschungen.…., 1, 247 el sqq., Gôttingen, 1840. ce ὩΣ 2. Les principaux traits de cette doctrine sont indiqués au livre de ἃ Mét. d’Arist., 4, 1091», 22 et 544. : Συμόδαίνει γὰρ πολλὴ δυσχέρεια, ἣν ἔνιοι φεύγοντες ἀπειρήχασιν, οἱ τὸ ἕν μὲν ὁμολογοῦντες ἀρχὴν εἶναι ΚΡΉΝΗΝ ΤΟ στοιγεῖον, τοῦ ἀριθμοῦ δὲ τοῦ μαθηματιχοῦ... Διόπερ ὁ μὲν ἔφευγε τὸ ἀγαθὸν sp πτειν τῷ ἑνὶ ὡς ἀναγχαῖον ὄν, ἐπειδὴ ἐξ ἐναντίων ἣ γένεσις, τὸ καχὸν τὴν τὸν πλήθους φύσιν εἶναι... À πάντα bosse μετέχειν τοῦ ms ἑνὸς αὐτοῦ τοῦ ἑνός... Ταῦτα δὴ πάντα συμδαινει, τὸ μὲν ὅτι ἀρχῇ gen στοιχεῖον ποιοῦσι, τὸ δ᾽ ὅτι τἀναντία ἀρχάς, τὸ δ᾽ ὅτι ΞΡ ἕν ἀρχῆν, ” Ë kr Lt ἀριθμοὺς τὰ πρώτας οὐσίας χαὶ χωριστας καὶ εἴδη. Ce passage is ; certainement à Speusippe, comme l'a d’ailleurs reconnu Je ΕΑ ΝΈΟΝ. (Sch., 828%, 34). Car il s’agit ici d'une doctrine où l'un (τὸ ἕν) est séparé sr bien (τὸ ἀγαθόν); et c'est là précisément ce qu'enseignait Speusippe, ainsi qu’on le pourra voir un peu plus loin (P- 350-351 . | | | La théorie de l’un est aussi attribuée nominalement à Speusippe (ARIST., Met., Z, 2, 1028, 18-24 : … nevornroc δὲ χαὶ πλείους οὐσίας ἀπὸ TOU EVOS ρξάμενος..). - ΑΝ ᾿ με Le il est probable que, dans tous les passages de la Mél. an tote où il s’agit de la même doctrine, il s’agit aussi de Speusippe; et voici les rincipaux.
ἐν. ps l’un et le plusieurs : Met., M, 8, 1083, 21-24; N, 1, 1087, 4-9,
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crate ! se rapproche davantage de son maître et ami. Il admet, avec Speusippe, des nombres et des figures séparés. Mais, à ses yeux, ces éléments constitutifs des choses ne sont plus de simples êtres mathématiques; ce sont des réalités pleines et achevées, des idées au dernier sens de Platon?. Il a pourtant certaines variantes qu'il est bon de signaler. D’après lui, les nombres ne procèdent pas, 1] est vrai, de l’un et du plusieurs, comme le voulait Speusippe; maisilsne viennent pas non plus de l’un, du grand
30-32; N, 5, 1092", 35 (d'après notre principe d'interprétalion, c'est encore Speusippe qui se trouve visé en cet endroit par ces paroles : τὸ ἕν ὁ μὲν τῷ πλήθει ὡς ἐναντίον τίθησιν, bien que le Pseudo-Alex., Sch., 823», 32 el sqq., ne l’applique qu'aux Pythagoriciens).
b\ Sur le nombre : À, 10, 1075», 37 et sqq.; N, 3, 1090°, 13-20.
0) Sur La grandeur : Z, 2, 1028, 18-24. Σπεύσιππος δὲ χαὶ πλείους οὐσίας ἀπὸ τοῦ ἑνὸς ἀρξάμενος, καὶ ἀρχὰς ἑκάστης οὐσίας ἄλλην μὲν ἀριθμῶν, ἄλλην δὲ μεγεθῶν... (V. Sch., 740», 13-19, 44 et sqq.); M, 9, 1085*, 31-54.
d) Sur les êtres mathématiques en général : À, 1, 1069°, 35; M, 1, 1076*, 17-21 (il n’est cependant pas sûr que Speusippe soit en perspective dans ce texte. Au Schol. de la page 813*, 39-45, il ne s’agit que des Pythagoriciens) ; M, 6, 1080, 10-23 : … Οἱ δὲ τὸν μαθηματικὸν μόνον ἀριθμὸν εἶναι τὸν πρῶτον τῶν ὄντων χεχωρισμένον τῶν αἰσθητῶν...; M, 9, 1086", 2-5; Ny 8. 090" 16-19, 25-28, 35 οἱ 544.
1. V. sur Xénocrate VAN DE WynPersse, De Xenocrate chalcedonio, Leyd., 1823.
2. Cette conception est indiquée au livre M de la Mét. d'Arisr., 6, 1080", 21-30 : … où δὲ τὰ μαθηματιχά [λέγουσιν εἶναι], où μαθηματιχῶς δέ. Il est plus que probable qu'il faut attribuer ces paroles à Xénocrate. Car le texte continue comme il suit : où γὰρ τέμνεσθαι οὔτε μέγεθος πᾶν εἰς μεγέθη, οὔθ᾽ ὁποιασοῦν μονάδας δυάδα εἶναι. Il s'agit ici de la réduction de la grandeur en petites lignes indivisibles ; et c’est là précisément ce qu'enseignait Xénocrate, comme on le verra ci-dessus. Ainsi l’entendent d'ailleurs Ravaisson (Speus. plac., p. 30), Brandis (t. I, 381), En. ZeLLer (loc. cül., p. 1015, note 2).
On a donc quelque droit de rapporter au même philosophe les passages d’Arist. où l'on retrouve la mème théorie. Et ces passages, les voici : Met.,Z, 2, 1028, 24-27; À, 1, 1009", 35-36; M, 8, 1083», 1-4; M, 9, 1086", 5-10; N, 3, 1090", 30-32 (lire, pour mieux comprendre, à partir de la ligne 13).
Le Pseudo-Alex. applique tout ensemble à Speusippe et à Xénocrate (ScA., 820*, 39-44) le passage 1083», 1 de la Métaphysique d’Aristote; et cette opinion paraît soutenable. Mais je n'oserais en dire autant du texte 1080”, 14- 16, dont la pensée est attribuée à Xénocrate (Sch., 818", 4-7); il s'agit bien ici de Speusippe. J'incline également à croire que le texte 1086”, 2 regarde uniquement ce dernier philosophe, tandis que le Pseudo-Alex. en rapporte la doctrine aux deux premiers successeurs de Platon (Sch., 822», 10-14).
et du petit; ils ont leur principe dans la monade et la dyade indéfinie !. En outre, il pousse plus loin que Platon et que son prédécesseur immédiat, l'analyse des figures géométriques elles-mêmes. Pour lui, ce qu'il y a de véritablement indivisible, ce ne sont ni de petits solides, ni
de petits plans; c’est la ligne », | Ceux qui s’écartent le plus des idées-nombres enselgnées par Platon vers la fin de sa carrière, sont Eudoxe de Cnide et Héraclide de Pont. Pour Platon, du moins autant qu’on le peut déterminer, les idées se rapportaient x la nature comme le modèle à sa copie; 1L n'existait entre ces deux termes qu'une sorte de similitude. Eudoxe préfère la théorie de l'immanence et se prononce pour l'hypothèse de La mixis. À son gré, c'est par le mélange de la blancheur en soi et de la matière que les choses sont blanches : ainsi du reste. Héraclide de Pont diverge
1. Muicacu, Frag. ph. græc., vol. I, p. 114%, 1 (Sros., Eclog., Ι, Ρ. 24, éd. Gaisford) : Ξενοχράτης, ἀγαθήνορος, Χαλχηδόνιος, τὴν μονάδα χαὶ τὴν δυάδα θεούς...; — 1bid., 30 (PLUTARC., DE anim. procr., Cap. 1-2, vol. XIE, Ρ. 287; éd. Hutten) : ... ἀμέριστον μὲν γὰρ εἶναι τὸ ἕν, μεριστὸν δὲ τὸ πλῆθος, Êx €
; : RE ς DRE Ed 08 τούτων γίνεσθαι τὸν ἀριθμόν, τοῦ ἕνος OPIS , — Sros. (Dies, Dox., 285”,
ἐντιθέντος. ἣν χαὶ δνάδα γαλοῦσιν ἀόριστον; Doz., 23) appelle aussi la dyade de Xénocrate ἀένναον. --- Même qualificatif dans Tueconorer, Cur. gr. aff., IV, 12 (Ibid., 23, note). Et ce mot ne fait que désigner d’une autre manière son infinitude. |
11 est moralement certain qu’il faut attribuer aussi à Xénocrate le passage suivant de la Mét. d'Arist., N, 2, 1088”, 98-30 : εἰσὶ δέ τινες οἱ δυάδα μὲν ἀόριστον ποιοῦσι τὸ μετὰ τοῦ ἑνὸς στοιχεῖον... | en: Fr
9. Muzuace, loc. cit., vol. ILE, p. 117, 19 : Ξιενοχράτης KA Διόδωρος ἀμερῆ τὰ ἐλάχιστα ὡρίζοντο (STOB., Eclog. Phys., 133, éd. Gaisford); — did. 23 : ἀλλὰ μὴν δέδειχται ἐν τῇ φυσιχῇ ἀχροάσει, ἐν τοῖς περὶ κινήσεως λόγοις, ἐν οἷς ἀντέλεγε πρὸς ᾿ΞΞένοχράτην γραμμὰς ἀτόμους λέγοντα... (SIMPL. ad Arist., De σοῖο, ὉΠ, c. 1, 139; SCA., 510°, éd. Brandis); — 1bid., 24-28. Et voici le fond de cette théorie : il y a des éléments ultimes de la grandeur ; et ces éléments sont des lignes. Mais ce n'est pas qu'elles soient indivisibles par nature. D'elle-même leur division peut aller à l'infini. Elles ne sont indivisibles qu’en vertu de leur petitesse, qui échappe à nos prises : leur insécabilité est toute physique. πε ᾿
3. ArisT., Met., À, 9.991", 14-18 : οὕτω μὲν γὰρ ἂν ἴσως αἴτια δόξειεν εἰναι