‹ Platon [microform]Chapitre 262 sur 287 · CES · texte numérisé non relu

CES

παι ant dr ταν τώ τον

eg

HE Eds ἭΝ Le [2

mn ere

μου ag A order hh σώ...

encore plus et d’une autre manière. Il admet des atomes, comme Démocrite, mais qui ne sont pas impassibles et peuvent former des combinaisons d'ordre mécanique; leurs modes changent, dans une certaine mesure, sur un fond identique et indivisible 1. Toutefois, cette idée qui s'éloigne si fort du Pythagorisme platonicien, vient encore du Pythagorisme : la chose est du moins très probable; car c’est au pythagoricien Ecphante qu'Hérachide semble l'avoir empruntée. Quelle est d’ailleurs la constitution de ces atomes? sont-ils ou non conformes à des proportions numériques? Il y a quelque raison de se prononcer pour l’affirmative, vu l'influence sous laquelle Eudoxe en ἃ conçu la notion; mais, sur ce point, les documents précis font défaut.

Si de l'idéologie elle-même on passe au sujet qui la construit, la doctrine du maïtre se maintient encore en substance ; mais il s’y fait également des modifications curieuses et qui, celles-là, semblent venir du Lycée. Speusippe adoucit la distinction de la connaissance intellectuelle et de la connaissance empirique. Entre la pensée et la sensation brute, 1] admet une « sensation scientifique », qui tire des données expérimentales une science encore inachevée, mais réelle. Il y a de l’art dans le doigter du cithariste; et l'oreille du musicien discerne dans les sons

de = a, 7 ᾿ ξ οὖ Se δι æ?” PS ΡΣ ΦῚ ν e ΕἾ LE νῆτος, ὃν Ἀναξαγόρας μὲν πρῶτος Εὔδοξος δ᾽ ὕστερον χαὶ ἄλλοι τινὲς ἔλεγον: — : : ἐπ À : “5 : - CAS , 1bid., M, 5, 1079", 17-22 ; Sch., 573*, 6-20; Sch., 8182, 2-5 “, DJ's δ΄ δε

LE. Et SEB. Pre Ë mn Υ̓ Υ̓ °)< ὅς 2 2 ς s\ " ἤ / 11 ΩΣ 7 Ἔυ., XIV, 23, δὲ 83-4 : Οἱ δὲ ἀτόμους μετονομάσαντες

ΞΟῚ «le As 1À HE t en TO Taverne en 2 ἕξ À 4 Χ ἔ ἀμερῆ φασιν εἶναι σώματα τοῦ παντὸς μέρη ἐξ ὧν ἀδιαιρέτων ὄντων συντίθεται τὰ πάντα χαὶ εἰς ἃ διαλύεται. Καὶ τόύτων φασὶ τῶν ὁ ὧν ὦ ὶ ὃ

ι sa κλύει Καὶ τόύτων φασὶ τῶν ἀμερῶν ὀνοματοποιὸν Διόδωρον

γεγονέναι. [Ὄνομα δέ, φασίν, αὐτοῖς ἄλλο ἡ χλείδης θέμενος ἐχάλε ᾿ Fe ἐλ rame μα ὃς, φασίν, pis ἄλλο Ηραχλείδης θέμενος ἐχάλεσεν ὄγχους παρ 4 ᾿ Ἵ ᾿ ὙΤῚ ΤΩ - - 24 4 4 4 ς ηὗ χαὶ ᾿Ασχληπιάδης ὁ ἰατρὸς ἐχληρονόμησε τὸ ὄνομα (DIELS, Dox., 252); — SexT. Ενρ.. Adv. Math 218 - οἱ Sù en) εὖ : εὐ ξεν ες Ew., A h + À Lath., X, 318 : οἱ δὲ περὶ τὸν Δημὄχριτον χαὶ ᾿Επίχουοον ἐξ ἀνομοίων τε χαὶ ἀπαθῶν, τουτέστι τῶν ἀτόμων, οἱ δὲ περὶ τὸν Ποντικὸν Ἣραsat 70 ᾿ “ ? δ ra, >> ’ r ‘ r : à ᾿ χλείδὴν χαὶ ᾿Ασχληπιάδην ἐξ ἀνομοίων μὲν παθητῶν δέ, χαθάπερ τῶν ἀνάρμων : Ν . 124 OYXWV; — Ὡς D ” το. ἮΝ ἃ ; s a δὴ Id., P. H., III, 80: Ἡραχλείδης δὲ ὁ Ποντιχὸς χαὶ Ἀσχληπιάδης ὁ Βιθυνὸς ἀνάρμους ὄγχους (DIELS, Dox., 251); — GALENI Hist. philos., 18 (Diezs, Dox., 610, 20).

le juste du faux!. C’est une des raisons pour lesquelles Speusippe accorde à l'observation une place plus grande que Platon lui-même. On trouve une tendance analogue, bien que peut-être moins accentuée, dans l’enseignement de Xénocrate. Ce philosophe distingue trois espèces de connaissance : la pensée, la sensation, et l'opinion. La première à pour objet ce qui est en dehors du ciel, la seconde ce qui est dans le ciel et la troisième le ciel luimême. Or la sensation contient déjà de la vérité, et l'opinion en a plus encore : c'est déjà une connaissance mêlée de science?. Par contre, lorsqu'il expose sa manière d'entendre « la sagesse » (φρόνησις)» ce n’est plus vers l'unité, mais vers l'hétérogénéité qu'il se meut; il distingue nettement la «science pratique » de « la science théorique » qu'il appelle, comme Aristote, du nom de «sophie »3: ce qui est encore une trace d'influence péri-

1. Sexr., Math., 145-146 : Σπεύσι ἐπεὶ τῶν πραγμάτων τὰ μὲν αἱσθητὰ τὰ δὲ νοητά, τῶν μὲν νοητῶν χριτήριον ἔλε τὸν ἐπιστημονιχὸν λόγον, τῶν σθ =

notv' επὶι

δὲ αἰσθητῶν τὴν ἐπιστημονιχὴν αἴ αὐλητοῦ ἢ ψάλτοι ῖς γουμένως τελειουμένην ἀλλ᾽ ἐκ τῆς πρὸς μένην, χαὶ ὡς ἣ τοῦ μουσιχοῦ αἴσθησις ἐνέργειαν μὲν εἶχεν ἀντιληπτιχὴν τοῦ τε ἡρμοσμένου χαὶ τοῦ ἀναρμόστον, ταύτην δὲ οὐχ αὐτοφνῆ; ἀλλ᾽ ἐχ τοῦ λογισμοῦ περιγεγονυῖαν, οὕτω καὶ ἐπιστημονιχὴ αἴσθησις φυσιχῶς παρὰ τοῦ λόγου τῆς ἐπιστημονιχῆς μεταλαμθάνει τριδῆς πρὸς ἀπλανῆ τῶν ὑποχειμένων διάγνωσιν. 9. SExT., Math., 147-149 : Ξενοχράτης ὃ

ὲ φησιν οὐσίας εἶναι, τὴν μὲν αἰσθητήν, τὴν δὲ vonthv, τὴν δὲ σύνθετον χαὶ δοξ

αστήν᾽ ὧν αἰσθητὴν μὲν εἶναι τὴν Ν « - . x -ὰ , - x , … = + x da : κ PAT PE ἐντὸς οὐρανοῦ, νοητὴν DE πᾶντων τῶν ἐχτὸς οὐρανοῦ, δοξαστὴν dE Ki σύνθετον ὕ οὐρανοῦ ὁρατὴ μὲν γάρ ἐστι τῇ αἰσθήσει, νοητὴ δὲ δι᾽ ἀστρολο-

αἰσθητῆς αἴσθησιν, τῆς δὲ μιχτῆς τὴν δόξαν: χαὶ τούτων χοινῶς τὸ μὲν διὰ τοῦ ἐπιστημονικοῦ λόγου χριτήριον βέδαιόν τε ὑπάρχειν καὶ ἀληθές, τὸ δὲ διὰ τῆς Qi

ΜΗ Ϊ Le « à à ς ; ᾿Ὲ x .-μ Ξ δ πῶς "" = ᾿ χοινὸν ἀληθοῦς τε καὶ ψευδοὺς ὑπάρχειν. Τῆς γὰρ δόξης τὴν μὲν τινα ἀληθῆ εἰναι τὴν δὲ ψευδῆ" ὅθεν χαὶ τρεῖς μοιρᾶς παραδεδόσθαι, Ἄτροπον μὲν τὴν τῶν νοητῶν

ἀμετάθετον οὖσαν, Κλωθὼ δὲ τὴν τῶν αἰσθητῶν, Λάχεσιν δὲ τὴν τῶν δοξαστῶν. 3. MuzLAcH, Loc., Cûl., P. 127°, 64 (CLEM. Alex., Strom.… 11, 369°, éd.

Sylburg.); p. 128", 65 (ARIST.; Top., VI, 3, 141", 6-8, éd. Bekker).

peer er ane es

eu

ΟΝ μόνον re cali el ne des mi Ν Pa τ πείνας, (πως. αἶψα. semi σὰ

patéticienne. On sait d’ailleurs qu'après la mort de Platon, Xénocrate était allé au Lycée !.

En physique, la pensée platonicienne subit peut-être plus de variations et de plus profondes.

Eudoxe prend parti, comme on l'a vu, pour l’explication « du mélange ». Héraclide, de son côté, enseigne une sorte d’atomisme qui s'aggrave par ailleurs de la croyance en l’unité spécifique de la matière* et en l'infinité du monde. De plus, Speusippe “ et Xénocrate® eux-mêmes admettent cinq corps simples, au lieu de quatre : l'éther, pour eux, ne se ramène plus à l'air. Héraclide se représente l'âme comme un être lumineux, composé d’éther. et porte ainsi l'indépendance jusqu'à combattre le spiritualisme de Platon, l'un des points les plus importants de sa doctrine. Speusippe, son neveu et l'héritier de l'Académie, nie le principe même dont cette doctrine découle tout entière. Platon a soutenu que le bien est à

l'origine; il a fini, en inclinant toujours vers le Pythagorisme, par l'identifier avec l’un. Speusippe prend la

1. Muccaca, Loc. cit., p. 103», note 38 (SrrABo, XII, p. 610). 9, Sros.. Eclog., 1, 24 (Dieus, Dox., 343°, 7 9, { 7). 3. Sros., Eclog., 1, 213, (Diecs, Dox., 328 4).

n. Jamuic., Τὰ θεολογούμενα τῆς ἀριθμητιχῆς, p. 61-62, Paris, 1543. — Dans son écrit sur Les nombres pythagoriciens, Speusippe parlait aussi περὶ πέντε σχηυάτων, ἃ τοῖς χοσμικοῖς ἀποδίδοται στοιχείοις... Ce qui fait surtout la valeur de ce texte, c'est que Speus. y paraît comme cherchant à déméler les propres et les analogies des cinq éléments (ἰδιότητάς τε nai ἀναλογίας) ; il y croyait donc.

5 Sch. in Arist., 427", 2-22 : Xénocrate, d'après ce passage, raconte que Platon admettait cinq éléments. 1] est probable que le disciple tire un peu le maitre en son sens et lui fait dire sa propre pensée. Car, comme on l’a pu voir ci-dessus (p. 142), Platon, même vers la fin de sa vie, en était encore pour les quatre éléments.

6. ὅτοβ., Eclog., 1,49: Ἡραχλείδης φωτοειδῇ τὴν ψυχὴν ὡρίσατο (DIELS, DOX., 388, ν»6. — THÉDORET, I. c. : ὁ δὲ Ἡραχλείδης φωτοειδῇ ἱτὴν ψυχήν] (DIELS, Dox., 388", t "6); — PHiLor., De an. : οἱ μὲν εἰρήκασιν αἰθέριον εἶναι σῶμα (ταὐτὸν δέ ἐστιν εἰπεῖν οὐράνιον) ὥσπερ Ἡ ραχλείδης ὁ Ποντιχός (DIELS, Dox., 214).

contre-partie de ces deux thèses de fond. Frappé de la marche progressive que les plantes et les animaux 581vent dans leur développement, il conclut que la loi des parties est aussi celle du tout. A son sens, le bien n'existe

Page 1