‹ Platon [microform]Chapitre 266 sur 287 · III · texte numérisé non relu

III

5. V.ATHEN., Deipnosoph., XII, 512,5; 525, 80: 533, 45; 536, 52; 552, 77; 554, 81, éd. Meneike, Berlin. 1828-67. — Consulter Ep. ZELLER. Loc. cût., p. 1038, note 6.

proteste contre l'apathie desstoïciens, qu'il regarde comme la négation de nos sentiments les plus naturels. La moralité, pour lui, ne consiste pas à supprimer la sensibilité, mais à la réduire aux lois de la raison : l'idéal véritable, c'est la métriopathie. IL s'agit partout de ce développement harmonieux des facultés, de cette eurythmie, de ce juste milieu tant de fois préconisés par Platon et où se mélait une certaine haine à l’égard de « la déesse de la volupté ». Peut-être même cette haine a-t-elle un peu perdu de sa force avec le temps; c'est au moins l'impression que produit l'attitude de Crantor.

A travers les variantes de l’ancienne Académie, se dessine une tendance qui devient de plus en plus forte et finit par tout envahir : je veux parler de sa défiance croissante à l'égard de la dialectique.

Speusippe considère déjà la définition scientifique, sinon comme impossible, du moins comme extrêmement difficile. Α son sens, tout se tient dans la nature, si bien que, pour définir une chose quelconque, il faudrait ne rien ignorer : ce qui dépasse les forces humaines. C'est la aison pour laquelle il attache tant d'importance à la recherche des analogies. Les chefs d'école qui lui succèdent, donnent de plus en plus le pas aux questions morales sur la spéculation; la liste de leurs œuvres suffirait à le prouver. Et l'on en peut dire autant des disciples qui n'ont entre eux d'autre lien que celui d’une éducation commune. Les choses vont ainsi j usqu’à ce que Polémon, abdiquant d’une manière ouverte, vienne dire que

1. PruT.. Consol. ad Apoll., 0. 3, p. 102, 9-25; — στα. Tuscul., 11], 6, ὁρίσασθαί τι

. Ibid., 10-23.

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