‹ Platon [microform]Chapitre 28 sur 287 · V. aussi Crili., 106%b : ce passage SUPPOSE le Timee · texte numérisé non relu

V. aussi Crili., 106%b : ce passage SUPPOSE le Timee

LA 5. Crili., 108", 1085: — Tim., 20".

jet; et ce fragment lui-mème est trop court! pour que ses particularités stylistiques fondent une induction précise. On peut dire cependant que, sous ce dernier aspect, le Critias paraît très voisin du Timée?. On peut admettre aussi que, s’il se trouve inachevé, c'est parce que Platon fut surpris par la mort en l’écrivant. On a sur ce point le témoignage de Plutarque ὃ; et ce témoignage est d'autant plus vraisemblable qu'il expliquerait en mème temps pourquoi l’Hermocrate n'a jamais vu le jour.

Si le Timée et le Critias se rangent dans la période finale, comment se fait-il que Platon établisse entre eux et la République une relation de temps si étroite ? Cette fiction est due sans nul doute aux objections qu'avait provoquées ce dernier ouvrage et dont Aristotei et Crantor nous ont conservé l'écho. On disait de Platon due sa politique était une funeste utopie, qu'il y reniait les traditions nationales pour se faire l’élève des Égyptiens; et une telle conduite paraissait inexplicable chez un descendant des rois de l’Attique. Platon finit par répliquer en se fondant sur les traditions elles-mêmes de son pays. Les premiers Athéniens, dit-il à ses adversaires, vivaient comme le veut la République, et parce qu'ils étaient plus semblables aux dieux, qui les avaient faits supérieurement bons et beaux 57 La première partie de cette réponse est la thèse du Critias, esquissée déjà dans le 71méeT; sa seconde partie est la thèse du Timée lui-même.

Tels sont les principaux résultats auxquels on peut ar-

. Il compte 21 pp. de la petite éd. Stallb.

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