PLAT., Phæd., 72°-75c 6. Id., Men
ῷ : res: te es Ι
pensée pure.
S'il faut entendre de cette
+ Fa dans la chasse aux idées, on peut dire ME que dans la philosophie ἃ ΑΓ :
sgalem ème degré, pose également et au meme k lligible de la sensation elle- | fonds sur
sorte la part de l'expérience qu'elle est large, à
peu près aussi large Car l'observation ΤΙ égager l'inte , à peu de notre propre | fournit. Mais Platon ne paraît Sans doute, 1]
qu'il s'agisse de d même ou de le tirer peu
les indications qu’elle nous = iment de cette nécessite.
᾿ voir le sent ᾿ ne c pas ἃ raisonner sur des
ne se borne plus, comme Socrate, à ἢ «μὴ | anière : 11 S OCquestions d'éthique; plus ample est sa manie EE ‘unité et du nombre, de l'étendue et de la figure,
‘upe de oi de de la musique, de l’origimt
de la force, du mouvement, | | 4 | constituer une physique qui trou vi plète. Mais les observations
à la fois sommaires et
du langage et finit par dans le Z'imée sa formule com
sur lesquelles 1l se fonde sont tout ee.
as qu'il ait le souci de 168
ain du devenir, comme
imprécises ; οἵ l'on ne volt P parfaire. Ivre d'absolu, il a le déd
Protagoras avait celui de l'être.
Notre expérience, Si loin que nous la RS EN teint toujours qu'une partie infime de ce qui ἊΝ e as Par delà les portions de l’espace a du buse 5e ᾿ , sont observables, il se passe une infinité de choses qe qu’il ne verra jamais, et même du fond de sa prison de chair.
ses ne nous sont pas entière-
l’homme n’a Jamais vues, qu'il est incapable de voir
Cependant, toutes ces cho
ment inconnues ; il en est dont nous ῬΟΌΥΟΠΒ conjecturel
voir est en germe dans les dialogues socraliques ;
» manière de | socratiques ἴον expresse; et les dialogues postérieurs
elle recoit dans le Phédon sa formule ne la rétractent ni directement ni indirectement.
l'existence, d’autres que nous déduisons avec plus ou moins de bonheur, sans réussir toutefois à nous les figurer telles qu’elles sont dans leur inaccessible réalité. Nous ne nous faisons point une idée précise de cet acte spontané qui se produit dans l’homogénéité de l'éternel et d’où procède le branle de la nature entière; et pourtant la raison nous dit avec un irrésistible empire : 1] faut qu'il y ait une cause de ce genre; il faut que l’immuable enveloppe un principe qui se meut par lui-même‘. Nous ne possédons aucun moyen de nous représenter avec exactitude ce qu'est la vie des âmes avant la naissance, n1 ce qu'elle est après la mort; et cependant nous avons des motifs de croire que, étant éternelles de leur nature, elles ont eu un certain mode d'activité antérieurement à leur incarnation*? et qu'elles en auront un autre une fois délivrées de leur corps ὃ : cette croyance est « un beau risque » qu'il faut savoir courir, afin d'en devenir meilleur“. La tradition nous rapporte avec persistance que l’homme, au commencement, était plus près des dieux, qu'il vivait avec eux dans un commerce perpétuel et que par suite la raison régnait alors en vraie souveraine sur les diverses contrées du globe : on trouve au berceau de tous les peuples des traces d’un âge d’or où le ciel communiait à la terre et répandait parmi les mortels le bonheur avec la justice. ILest donc légitime de penser qu'il y a là plus qu’une simple fiction et que tant de récits de toute provenance ne sont que les formes diverses d’un beau souvenir. Mais comment faire revivre sous nos yeux un
1. PLAT., Tüm., 28° : Τὸν μὲν οὖν ποιητὴν χαὶ πατέρα τοῦδε Toi τε ἔργον χαὶ εὑρόντα εἰς πάντας ἀδύνατον λέγειν; --- Ibid., 28": πᾶν δὲ γνόμενον ὑπ᾽ αἰτίου τινὸς ἐξ ἀνάγχης γίγνεσθαι.